Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Lorsque j’ai acheté ce livre, je n’en connaissais ni la trame ni l’auteur. C’est le titre Juste avant le bonheur qui m’avait attiré, pensant qu’il s’agissait d’un roman feel good. Que nenni, j’ai épuisé plusieurs paquets de mouchoirs tant j’ai pleuré à la lecture de ce livre.

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Titre : Juste avant le bonheur

Auteur : Agnès Ledig

Edition : Pocket

Pages : 336

Genre : Roman contemporain, littérature française

L’histoire


Julie a 20 ans et est déjà désabusée. Elle est caissière dans un supermarché, a peu de perspectives d’évolution, peine à boucler ses fins de mois. Sa seule lumière lui vient de son fils, son p’tit Lulu de 3 ans.

Paul est un quinquagénaire un peu perdu après que sa femme l’ait quitté un mois auparavant

Jérôme, médecin de campagne de .., ne vit plus vraiment. Il se noie dans le travail et dans l’alcool depuis le suicide de sa femme.

Ces 3 êtres blessés vont se croiser et vont, le temps d’une semaine au bord de la mer en Bretagne, essayer de s’épauler pour retrouver goût à la vie.

Mais le destin est cruel et un nouveau malheur va abattre sur eux

Mon avis


Le début de l’histoire ne m’a convaincue qu’à moitié. Ce quinquagénaire trop gentil prêt à aider une demoiselle en détresse juste parce qu’il a vu une larme perler au coin de ses yeux un jour à la caisse de son supermarché. Cette jeune femme qui part avec son fils en vacances avec des inconnus croisés à peine deux fois. Les liens entre les personnages se nouent trop vite

A la fin de la semaine de vacances en Bretagne, le happy end semblait trop prévisible. J’ai pensé que tout était joué, qu’on allait assister à une romance entre la jeune Julie et Jérôme le malheureux veuf. Et là c’est le choc : le drame, l’accident qui vient bouleverser l’histoire.

Ces personnages qui avaient déjà affronté tant de douleurs sont à nouveau confrontés à la douleur, à la peine, à la cruauté du destin.

Le récit devient plus poignant. On est aux cotés de Julie à chaque visite à l’hôpital, on espère avec elle… et on pleure… on pleure beaucoup.

Malgré tout, la philosophie de ce roman se veut positive : l’idée de reconstruction après le deuil, le soutien de l’amitié, la vie qui renaît

Une écriture simple, sans fioriture, qui se lit rapidement.

Au final, j’ai plutôt aimé, j’ai beaucoup pleuré mais ce n’est pas un livre sur lequel je reviendrai.

Informations complémentaires


A propos de l’auteur

C’est après le trame du décès de son fils de 5 ans qu’Agnès Ledig a commencé à écrire. Elle publie en 2011 son premier roman Marie d’en haut qui rencontre le succès auprès des lecteurs. Elle enchaîne aussitôt avec Juste avant le bonheur qui a reçu les prix Maison de la presse en 2013.

En mars 2017 sortira son prochain roman De tes nouvelles.

Citation d’Agnès Ledig

« La perte de son enfant, c’est l’écorce qu’on arrache, la sève qui descend subitement, un peu de la vie qui coulait qui ne coule plus dans les veines.
Mais je n’ai pas voulu rester un arbre mort. Tant qu’à être debout, autant honorer cette vie. Après tout, elle n’y peut rien, elle coule, elle aussi. » (citation de Agnès Ledig sur son blog agnesledig.fr)

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