La véritable histoire d’un Indien qui fit 7000 km à vélo par amour

La promesse du titre et la très jolie couverture m’ont incités à acheter ce livre. Si ce roman se révèle intéressant sur l’Inde, riche en détails historiques, en descriptions du mode de vie, des coutumes et traditions, je n’ai cependant pas accroché aux personnages et n’ai pas ressenti l’histoire d’amour.

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Titre : La véritable histoire d’un Indien qui fit 7000 km à vélo par amour

Auteur : Per J. Andersson

Éditeur : Pocket

Pages : 354

Genre : Roman contemporain, littérature suédoise

L’histoire


« Tu épouseras une fille qui ne viendra ni de cette ethnie, ni de ce village, ni de cette province, ni même de ce pays ». Telle est la prophétie délivrée à la naissance de Pikej, un jeune Indien de la région d’Orissa.

Pikej est un Intouchable, caste la plus basse et considérée comme impure en Inde. Il va en souffrir de longues années, ne comprenant pas pourquoi il ne peut accéder aux mêmes droits que les autres. Pourquoi ne peut-il pas entrer dans la salle de classe avec les autres élèves, aller à la cantine, se rendre dans un temple…

Mais Pikej a un don : il peint des portraits. Cet art lui attire la sympathie de tous et lui permet d’accéder à une école de beaux-arts. Malgré cela, la vie est dure, il mange rarement à sa faim et dort sous les ponts.

Un jour il rencontre Lotta, une jeune suédoise, un peu hippie, venue visiter l’Inde. Le coup de foudre est immédiat. Mais Lotta doit rentrer en Suède et Pikej n’a pas les moyens de se payer un billet d’avion pour la rejoindre.

Qu’à cela ne tienne, il achète un vélo et se lance dans un périple de 7000 km pour retrouver Lotta.

Mon avis sur ce roman


Je n’ai pas été transportée par ce livre. L’histoire aurait pu me plaire mais il m’a manqué « un petit je ne sais quoi ». Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage de Pikej. J’ai eu l’impression qu’il n’était qu’un prétexte permettant à l’auteur de nous décrire l’Inde, la division de la société en castes, les discriminations et inégalités sociales, la politique d’Indira Gandhi, la disparité entre villes et campagnes. Cette revue de l’Inde dans les années 1960-1970 est certes intéressante mais couvre les 3/4 du livre ce qui ma paru beaucoup trop long.

La partie concernant la traversée d’Orient en Occident à vélo est donc traitée de manière très rapide ce qui est dommage car elle est très bien faite. L’auteur décrit chaque pays avec moult détails sur les habitants, les paysages, la cuisine, les odeurs (on sent presque les parfums des épices). Ce récit nous transporte en Orient.

La fin, concernant sa vie en Suède, m’a semblé trop succincte comme si une partie en avait été tronquée.

Venons-en aux personnages. Pikej démarre dans la vie avec pour atouts l’amour de sa mère, un talent de portraitiste et une capacité d’adaptation à toutes le situations. Son personnage est assez ambivalent : à la fois révolté contre son statut d’intouchable et en même temps résigné face à certaines situations. Il ne cherche pas à tirer pleinement parti de son talent : alors que cet art l’a mis en relation avec des personnalités importantes comme Indira Gandhi, il n’a pas spécialement essayé d’en tirer profit. Il apparaît parfois comme très naïf et se laissant porter par les événements. Ainsi, une jeune fille avec laquelle il est allé une fois au cinéma, lui dit de demander sa main à son père et Pikej s’exécute. Je ne suis pas parvenue à m’attacher à ce personnage.

C’est encore moins le cas avec Lotta. Si, au début du roman, son histoire est racontée en parallèle de celle de Pikej, elle s’efface ensuite peu à peu. Le personnage de Lotta est dépeint par l’auteur mais mis à distance. Par exemple, à l’arrivée de Pikej en Suède, on devrait ressentir l’amour des personnages, leur passion, leur bonheur de se revoir. Mais cela n’est pas le cas, leurs retrouvailles sont mornes et sans éclat.

En conclusion, pour moi le contrat n’est qu’à moitié rempli : on a bien « la véritable histoire d’un Indien », on a un peu de « qui fit 7000 km » mais je n’ai pas retrouvé le « par amour ».

Malgré tout, un livre qui reste intéressant par ses descriptions historiques et géographiques de l’Inde.

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3 réflexions sur “La véritable histoire d’un Indien qui fit 7000 km à vélo par amour

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