Le magicien d’Oz de Franck Lyman Baum

Maelly ayant lu Le magicien d’Oz en version illustrée il y a quelques semaines, cela m’a donné envie de lire la version intégrale du texte. Je me suis donc plongée dans ce joli conte de fée modernisé ple-magicien-d-ozour suivre les aventures de Dorothy et de ses amis, Toto, l’Épouvantail, le Bûcheron de fer blanc et le Lion dans la cité d’Émeraude.

Titre : Le magicien d’Oz

Auteur : Franck Lyman Baum

Éditeur : Pocket

Pages : 179

Genre : Littérature américaine, littérature jeunesse, conte

L’histoire


Dorothy, jeune orpheline, a été recueillie par son oncle Henry et sa tante Em dans leur ferme au Kansas. Un jour, elle se retrouve emportée par un cyclone avec son chien Toto. A son réveil, elle découvre le pays des Munchkins et s’aperçoit qu’elle a, sans le vouloir, écrasé la sorcière de l’Ouest en atterrissant. Pour la remercier de les avoir libérés de cette méchante sorcière qui les opprimait, les Munchkins lui offrent des souliers d’argent magiques.

La bonne fée du Nord lui conseille de consulter le magicien d’Oz afin qu’il l’aide à rentrer chez elle au Kansas. Chemin faisant, elle rencontre de nouveaux amis qui décident de l’accompagner à la cité d’Émeraude afin de formuler eux aussi leurs requêtes au magicien d’Oz : l’Épouvantail qui souhaite avoir un cerveau, le Bûcheron de fer blanc qui désirerait retrouver un cœur (le sien ayant été détruit par un sort de la méchante sorcière de l’Est) et enfin le Lion froussard qui aimerait demander à Oz une dose de courage.

Mais leur chemin est semé d’embûches : ils doivent franchir des gouffres, traverser des rivières, échapper aux senteurs vénéneuses des coquelicots, affronter les terribles Kalidahs, bêtes monstrueuses avec un corps d’ours, une tête de tigre et des griffes longues et tranchantes… Heureusement, ils rencontrent toujours en chemin des êtres prêts à les aider.

Lorsqu’ils rencontrent Oz, sans jamais le voir, celui-ci ‘accepte de les aider qu’à la condition qu’ils tuent la méchante sorcière de l’Est.

Un terrible combat les oppose donc à la sorcière qui lance contre eux sa horde de loups féroces, ses corbeaux sauvages, son essaim d’abeilles noires, son armée de Winkies et ses singes ailés. Chacun des membres de la petite équipe devra faire montre de ses talents pour venir à bout de toutes ses épreuves.

Mais le magicien d’Oz sera t’il capable de tenir ses promesses ou Dorothy et ses amis devront-il encore affronter d’autres dangers

 

Mon avis


Avec son Magicien d’Oz, Lyman Franck Baum signe un classique de la littérature enfantine américaine. Le but de Baum était de « proposer une série de nouveaux récits d’où seront bannis les stéréotypes, tels le génie, le nain et la fée, ainsi que les détails horribles à vous glacer le sang, qui permettaient aux auteurs de jadis de tirer de chacune de leurs histoires une leçon terrifiante […] Le magicien d’Oz a été écrit dans cet état d’esprit, avec pour unique ambition de donner de la joie aux enfants d’aujourd’hui. Il ne vise à être qu’un conte de fées modernisé : il élimine les peines de cœur et les cauchemars pour ne conserver que l’enchantement et le plaisir. »

De fait, Baum a choisi comme héroïne Dorothy, une petite fille gentille et pleine d’empathie mais aussi déterminée et courageuse. Le choix d’un personnage central féminin a peut être été influencé par sa mère, la célèbre suffragette Mathilda Jocelyn Gage.

Les personnages qui vont l’accompagner sont tous originaux et sympathiques :

  •  l’épouvantail, toujours souriant et serviable. Il s’occupe de Dorothée, lui cherche à manger. Son unique but est d’obtenir un cerveau pour devenir un véritable homme, intelligent. Pourtant, au fur et à mesure de l’aventure, on se rend compte qu’il est loin d’être bête et est même capable de raisonnement.

Ils s’assirent donc pour examiner les différentes options. Après avoir bien réfléchi, l’Epouvantail déclara :

– Regardez ce grand arbre à coté du gouffre. Si le bûcheron de fer blanc réussit à l’abattre, il tombera en travers du fossé, que nous pourrons ainsi franchir sans difficulté.

– C’est une excellente idée, dit le Lion. On pourrait presque croire qu’il y a de la cervelle dans ta tête, et non de la paille.

  •  Le bûcheron de fer blanc qui ne doit pas pleurer sous peine de rouiller. Son histoire est triste car c’était autrefois un être humain, un bûcheron amoureux d’une belle jeune fille mais dont la méchante marâtre ne voulait pas qu’elle quitte le foyer. Un sort a été jeté sur sa hache qui l’a peu a peu démembré. Il a fait remplacer chacun de ses membres manquants par une pièce en fer blanc, sauf le cœur. Malgré cela, il est plus gentil et attentionné que nul autre.

A un moment donné, cependant, le Bûcheron de fer blanc écrasa un scarabée qui rampait sur la chaussée. La mort de cette malheureuse créature lui fit beaucoup de peine, car il était toujours soucieux de ne nuire à aucun être vivant. Ses regrets lui firent verser des larmes qui coulèrent lentement sur son visage et sur les charnières de ses mâchoires.

  • Le Lion dit froussard mais qui finalement est prêt à se battre pour défendre ses amis

Nous sommes perdus, dit le Lion à Dorothy. Ils vont sûrement nous tailler en pièces avec leurs griffes tranchantes. Tiens-toi juste derrière moi, je vais lutter jusqu’à la mort.

C’est d’ailleurs la morale qui ressort de cette histoire : chacun d’eux possède déjà en lui-même les capacités qu’il pensait lui faire défaut. La « soi-disant » magie d’Oz n’est finalement qu’un placebo !

Baum met aussi en avant les vertus de l’amitié et de la solidarité qui permettent de surmonter les obstacles, de vaincre toutes les épreuves

J’ai apprécié que les personnages ne se prennent pas vraiment au sérieux. Même les méchants ont un côté faillible, raté, qui les rend moins effrayants.

J’ai également aimé le décors qu’a créé l’auteur car, tout en suivant la route de briques jaunes, ils découvrent sans cesse de nouveaux paysages, fort bien décrits.

Pour leur plus grande joie, les arbres devinrent de moins en moins denses. Au cours de l’après-midi, ils tombérent soudain sur une large rivière aux eaux rapides. Sur l’autre rive, la route de brique jaunes se prolongeait au milieu de prairies verdoyantes parsemées de fleurs éclatantes : elle était bordée de chaque coté d’arbres chargés de fruits appétissants. Ce joli paysage les enchanta.

Lyman Franck Baum joue beaucoup sur les couleurs pour créer ses univers :

  • le pays des Munckins est bleu
  • le pays des Winkies est jaune
  • le pays des Quadling est rouge
  • le pays d’Oz est vert, du moins en apparence puisque l’on s’aperçoit qu’en fait la cité d’Émeraude est une utopie. Le grand magicien n’est en fait qu’un simple illusionniste qui a réussi à duper toute la population avec quelques simples tours de passe-passe.J’ai beaucoup aimé le passage ou Dorothy découvre la mascarade mise en scène par Oz mais décide de garder le secret afin de ne pas remettre en cause un système établi, qui fonctionne et satisfait la population.
  • le Kansas est gris. L’auteur veut évoquer par cette couleur les difficiles conditions de vie des fermiers américains durement touchés par la sécheresse et les événements climatiques (comme les cyclones)

    Mon grand désir est de retourner au Kansas, car tante Em doit croire qu’il m’est arrivé quelque chose de terrible et va vouloir s’acheter des vêtements de deuil. Or, à moins que la récolte ne soit meilleure que celle de l’an dernier, je suis sure qu’oncle Henry n’en a pas les moyens.

Mon seul regret est que les péripéties sont très nombreuses mais finalement peu détaillées et approfondies. Le roman aurait facilement pu faire le double de pages. C’est peut-être ce qui a justifié les développements postérieurs du monde d’Oz par Baum.

 

Informations complémentaires


A propos de l’auteur

Lyman Franck Baum est né en 1856 dans l’état de New York dans une famille aisée.

Il exerça plusieurs métiers avant de se lancer dans l’écriture : comédien, journaliste, éleveur de volaille, gérant de magasin.

Franck Lyman Baum se maria en 1882 et eu 4 enfants à qui il adorait inventer des histoires. Poussé par sa mère et son épouse, il publia un premier conte pour enfant en 1889 puis Le Magicien d’Oz en 1890. Suite au succès extraordinaire de celui-ci, Baum écrivit 13 autres livres sur l’univers d’Oz et 9 autres romans de Fantasy.

Adaptation au cinéma

L’adaptation la plus connue est celle de Victor Fleming en 1939 sous forme de comédie musicale. Judy Garland y crevait l’écran dans le rôle de Dorothy. Les chansons du film, notamment Somewhere over a rainbow sont également restées cultes.

Publicités

2 réflexions sur “Le magicien d’Oz de Franck Lyman Baum

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s