La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott

Coup de cœur pour ce roman lu dans le cadre du week-end à 1000, qui retrace l’arrivée d’une jeune allemande à New York dans les années 1930 et son ascension sociale grâce à son fabuleux cheesecake. Une très belle fresque, à la fois intéressante et pleine de douceur.

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Titre : La pâtissière de Long Island (Die Glücksbäkerin von Long Island)

Auteure : Sylvia Lott

Éditeur ; J’ai lu

Pages : 574

Date de Parution : 2014

Genre : Contemporain, littérature allemande

 

L’histoire (4ème de couverture)


1932. Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer chez ses frères. Elle débarque à New York avec deux secrets dans ses bagages : son cœur brisé et la recette ancestrale d’un savoureux gâteau au fromage blanc.

2002. Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, veut lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie à son tour la recette du cheesecake…

 

Mon avis


J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire qui, tout en ayant le cheesecake comme axe central, se fait sur 2 époques et autour de l’histoire de 2 femmes. Rona, une quadra allemande en pleine tourmente dans sa vie sentimentale et professionnelle, décide d’accompagner son grand-père aux Etats Unis pour l’anniversaire des 90 ans de sa grand-tante Marie. Entre les deux femmes, une complicité s’installe immédiatement et Marie dévoile à Rona son histoire avant de lui transmettre la recette secrète du cheesecake qui a fait sa renommée.

Je dois avouer que la partie qui m’a le plus intéressée est celle qui nous plonge dans les années 1930 et nous retrace le destin de Marie, jeune allemande obligée de s’exiler aux Etats Unis. Marie, qui a 19 ans, vit en Frise orientale, une région allemande verdoyante mais ou la vie est dure en cette période d’après 1ere guerre mondiale. Marie tombe éperdument amoureuse d’Arthur, un jeune professeur plein d’ambition mais son père s’oppose à leur union car Arthur est protestant. Pour les séparer, il envoie sa fille à New-York rejoindre ses frères et sœurs qui ont déjà émigré.

On découvre alors les Etats Unis avec Marie, ce pays ou tout est possible et ou convergent des émigrants d’Europe, de Russie et d’Asie. La jeune femme s’installe avec ses frères à Brooklyn et visite les différents quartiers regroupant les communautés Russes, Polonaises, Irlandaises, Italiennes, Grecques et allemandes. Elle  se rend également à Manhattan, le cœur de la ville en perpétuel mouvement. Manhattan est en plein essor avec la construction de gratte-ciel comme l’Empire State Building ou le Chrysler Building. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à découvrir ces différents lieux avec elle. J’ai bien aimé également les ballades que fait Marie dans Long Island et dans les Hamptons, la zone balnéaire avec ses magnifiques lieux de villégiature.

Sylvia Lott nous décrit parfaitement l’ambiance et le contexte historique des Etats Unis à cette époque. Ainsi, en pleine période de prohibition, les frères de Marie, allongent leurs fins de mois en participant à un petit réseau de contrebande d’alcool au sein de leur troquet. On assiste également, au travers du travail de Marie à l’usine de surgelés à la montée du syndicalisme et aux gréves. Marie, elle, s’émancipe, découvre la ville et prend de l’assurance. C’est une période, aux Etats Unis, ou les femmes évoluent, d’abord au niveau du look avec le rouge à lèvres, les cheveux courts, les centres de soin. Mais surtout leur place évolue dans la société notamment grâce aux femmes artistes et journalistes qui ont une grande influence.

En même temps, via les échanges épistolaires de Marie et Arthur, on voit la montée progressive du fascisme en Allemagne. Arthur est embrigadé dans les camps de jeunesse hitlérienne et son discours devient de plus en plus nationaliste et antisémite. Il est intéressant de voir cette transformation progressive au travers des yeux de sa fiancée.

Je me suis laissée emportée également par l’histoire d’amour qui se tisse au fil des pages. Vers qui balancera le coeur de Marie, entre Arthur, son grand amour de jeunesse et Walter, le playboy désinvolte.

Enfin et surtout, le fil rouge du roman est ce fameux cheesecake que Marie cuisine d’après la recette secrète de sa tante. Ce gâteau est si délicieux, si généreux que quiconque en mange oublie aussitôt ses soucis et ses rancœurs. Mais un gâteau qui porte aussi une belle philosophie car il n’apporte le bonheur que tant que l’on en abuse pas pour son profit personnel.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été totalement conquise par cette magnifique fresque pleine de romantisme et de douceur.

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Livre lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois de Bianca

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6 réflexions sur “La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott

  1. Gourmande comme je suis j’ai très envie de découvrir cette histoire mais surtout ta chronique donne très envie de le lire. Ce que tu dis sur Arthur me fait en plus penser à deux grands romans que j’ai adoré : L’ami retrouvé et Inconnu à cette adresse.

    Aimé par 1 personne

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