Seul sur Mars de Andy Weir

Le film Seul sur Mars de Ridley Scott, avec Matt Damon dans le rôle principal, étant repassé il y a quelques jours à la télé, j’ai eu envie de découvrir le roman dont il a été tiré. Et si j’avais bien aimé le film, je dois dire que j’ai carrément adoré le roman !

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Titre : Seul sur Mars  (The Martian)

Auteur : Andy Weir

Editeur : Milady – Bragelonne

Pages : 472

Date de publication : 2014

Genre : Littérature américaine, Contemporain, Science fiction

 

L’histoire (4ème de couverture)


Mark Watney est l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. Il pourrait bien être le premier à y mourir.
Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources, irrémédiablement coupé de toute communication avec la Terre.
Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et terriblement têtu, il affronte un par un des problèmes en apparence insurmontables. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à défier le sort ? Le compte à rebours a déjà commencé…

 

Mon avis


J’ai véritablement ADORE ce livre que j’ai trouvé très riche tant sur le plan scientifique que sur le plan humain. Il m’a amené à réfléchir sur de nombreux points que je vais essayer de vous détailler clairement.

Une aventure scientifique incroyable

Pour ceux qui, comme moi, aiment les sciences et l’astronomie, ce roman est passionnant. Certes, il peut parfois paraître un peu laborieux car il y a de nombreuses données scientifiques et des calculs à s’en arracher les cheveux mais ils sont bien expliqués et font partie intégrante de l’histoire.

Mark Watney, en tant qu’astronaute, est un scientifique avec une double compétence en mécanique et en botanique. Ses journées sont donc passées à tenter de faire pousser des plantes pour assurer ses besoins alimentaires, réparer l’antenne pour pouvoir communiquer avec la Terre, et bidouiller tout ce qu’il a à sa disposition pour survivre dans ce milieu hostile.

Très fréquemment au cours de ma lecture, je me suis demandée ce qui était plausible dans ce récit. Un article de Sciences et Avenir  (d’octobre 2015) m’a appris que, grâce aux recherches poussées effectuées par Andy Weir, certains éléments étaient très réalistes comme l’exploitation des panneaux solaires, le paysage et le relief martien, ou le final (que je ne vous spoilerai pas). Par contre, ils mettent en doute la violence de la tempête qui oblige les astronautes à mettre fin à la mission Ares 3 au début de l’histoire ou la possibilité de cultiver des pommes de terre sur le sol martien.

Un personnage principal très attachant

J’ai beaucoup aimé le personnage de Mark Watney. Le récit fait sous forme de journal de bord à la 1ere personne (sauf pour les événements extérieurs qui se passent sur Terre ou au sein de la mission Ares 3), permet, non de s’identifier au personnage (en tout cas, pas pour moi) mais de s’attacher à lui.

Il aborde peu ses souvenirs, sa famille ou sa vie sur Terre, peut-être pour se protéger de ces pensées qui pourraient le démoraliser.  Mais il garde toujours un ton humoristique et un regard décalé sur sa situation.

Comme je m’ennuyais à crever, j’ai décidé de choisir un hymne ! Quelque chose d’approprié. Une perle issue de l’horrible collection des années soixante-dix de notre cher commandant. Cela me semblait nécessaire, obligatoire.

Oh, il y avait plein de candidats : Life on Mars de David Bowie, Rocket man d’Elton John, Alone again (naturally) de Gilbert O’Sullivan. Finalement, je me suis décidé pour Stayin Alive des Bee Gees.

Il faut reconnaître qu’il est vraiment poissard. Dès que la situation semble à peu près viable, un nouvel ennui lui tombe dessus et l’oblige à revoir tous ses plans. Mais, s’il peut avoir des phases de découragement (bien normale), il reprend toujours le dessus et se bat pour s’en sortir. C’est sa grande force.

– Quel genre de personnalité a t-il ?

– Mark est très intelligent Ils le sont tous évidemment, mais Mark est plein de ressources, et il excelle dans la résolution de problèmes.

– Cela pourrait lui sauver la vie, intervint Cathy.

– En effet. Et puis, Mark est facile à vivre, joyeux. Il a un très bon sens de l’humour. Il a la blague facile. Durant les mois qui ont précédé son départ, l’équipage a subi un entraînement très poussé. Ils montraient tous des signes de stress, ils étaient d’humeur changeante. Mark aussi, bien sur, mais il avait une façon bien à lui de le montrer : il plaisantait encore plus que d’habitude et mettait son point d’honneur à faire rire tout le monde.

Pour occuper ses soirées, Mark n’a à sa disposition que les affaires amenées par les autres astronautes, à savoir des séries américaines des années 70, des musiques disco et des romans d’Agatha Christie. Le roman fourmille donc de plein de petites références amusantes à ces standarts. J’ai notamment ri à ses commentaires sur Shérif fait moi peur !

Mark Watney, un Robinson du futur

Mark Watney m’a forcément fait penser à Robinson Crusoé. Comme lui, il se trouve isolé, perdu sur une terre inconnue et il doit apprendre à tirer parti de ce qu’il possède pour survivre. Comme lui, il compte les jours, ou plus exactement, il compte les sols (1 sol martien dure 39 minutes de plus qu’un jour terrestre).

Ce roman m’a donc donné envie de relire Robinson Crusoé (lu quand j’étais adolescente) pour voir si ces deux hommes ont le même type de réflexion à 2 siècles d’écart.

La notion d’humanité

Ce roman se déroule sur Mars, a plusieurs millions de kilomètres de a Terre, berceau de l’Humanité et pourtant, au travers de l’histoire de cet astronaute, c’est la notion d’Humanité elle-même qui est mise en évidence. Quelles sont les forces de l’être humain : son instinct de survie, sa capacité d’adaptation, sa capacité de réflexion.

C’est son incroyable instinct de survie qui permet à Mark Watney de surmonter la peur, la solitude, le découragement et les épreuves. C’est aussi sa capacité de réflexion et d’adaptation qui lui permet de tirer le meilleur profit de chaque élément qu’il a à sa disposition pour survivre dans ce milieu hostile.

Enfin l’humanité c’est aussi la solidarité. Watney devient une cause internationale. Des centaines de personnes œuvrent à son rapatriement sur Terre. Du matériel coûteux et rare et des sommes astronomiques sont mis en jeu pour un seul homme. Une coopération internationale sans précédent se met en place. L’auteur avance 2 raisons à cette élan de solidarité

Pour commencer parce que je représente le progrès, la science et l’avenir interplanétaire auquel nous aspirons depuis des siècles. Et puis – peut-être est-ce la raison principale – parce que les êtres humains ne peuvent s’empêcher de s’entraider. C’est instinctif. On peut en douter parfois, mais c’est la vérité.

J’ajouterai ma propre théorie qui est que, perdu dans l’espace, loin de la Terre, Mark Watney est le représentant de l’Humanité toute entière, de la globalité du genre humain. Cette affaire étant sur médiatisée, chacun peut suivre le périple de l’astronaute et se sent donc concerné et solidaire.

 

Informations complémentaires


Adaptation cinématographique

seul-sur-mars-filmUn film tiré du roman d’Andy Weir est sorti un salles en octobre 2015. Réalisé par le britannique Ridley Scott (Alien, Gladiator, Thelma et Louise, Blade runner, 1492: Christophe Colomb) met en scène Matt Damon dans le rôle de l’astronaute Mark Watney. Il y livre, à mon avis, une interprétation époustouflante.

J’ai trouvé le film très réussi et vraiment fidéle au livre, ce qui n’était pas chose facile vu la forme de journal de bord et le nombre de calculs scientifiques  du roman.

Le film, tourné dans le désert de Jordanie, présente des paysages martiens magnifiques. Les couleurs nous transportent vraiment sur la planète rouge.

Enfin, la bande son basée sur les titres des années soixante dix que Mark est obligé d’écouter en boucle (seules musiques dont il dispose) ajoute beaucoup à l’ambiance du film.

Vous l’aurez compris, j’ai été séduite par ce film, même si, comme toujours, je préfère le roman.

 

challenge-1-pave-par-mois

Livre lu dans le cadre du challenge 1 pavé par mois de Bianca

challenge-1livre-1filmLu dans le cadre du challenge 1 livre = 1 film

 

 

 

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8 réflexions sur “Seul sur Mars de Andy Weir

    • Merci Bianca 😉 J’avais vu le film une première fois sans savoir qu’il était tiré d’un livre et quand je suis tombée sur celui-ci par hasard en furetant dans les rayonnages de ma librairie, j’ai eu très envie de le lire et je n’en ai effectivement pas été déçue.

      J'aime

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