Les jolis textes des chansons de Charles Aznavour

Hier nous apprenions le décès de Charles Aznavour à l’age de 94 ans. Cet auteur interprète incontournable a accompagné nos vies, que nous soyons fans ou non, que nous soyons jeunes ou moins jeunes, avec ses chansons inoubliables. Aznavour qui se déclarait avant tout auteur, aimait les mots. Et si l’on peut tous fredonner ses chansons les plus célèbres, j’avais envie aujourd’hui de mettre en lumières les textes de ces chansons. Voici quelques extraits de chansons de Charles Aznavour.

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Credit photo : Joel Saget – AFP

Non je n’ai rien oublié


A l’âge où je portais que mon cœur pour toute arme
Ton père ayant pour toi bien d’autres ambitions
A brisé notre amour et fait jaillir nos larmes
Pour un mari choisi sur sa situation

J’ai voulu te revoir mais tu étais cloîtrée
Je t’ai écrit cent fois, mais toujours sans réponse
Cela m’a pris longtemps avant que je renonce
Non je n’ai rien oublié

L’heure court et déjà le café va fermer
Viens je te raccompagne à travers les rues mortes
Comme au temps des baisers qu’on volait sous ta porte
Non je n’ai rien oublié

Chaque saison était notre saison d’aimer
Et nous ne redoutions ni l’hiver ni l’automne
C’est toujours le printemps quand nos vingt ans résonnent
Non je n’ai rien oublié, rien oublié

 

Et pourtant


Un beau matin, je sais que je m’éveillerai
Différemment de tous les autres jours
Et mon coeur délivré enfin de notre amour
Et pourtant, et pourtant
Sans un remord, sans un regret, je partirai
Droit devant moi, sans espoir de retour
Loin des yeux, loin du coeur, j’oublierai pour toujours
Et ton corps, et tes bras et ta voix, mon amour

 

La bohème


Je vous parle d’un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l’humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C’est là qu’on s’est connu
Moi qui criais famine
Et toi qui posais nue
La bohême, la bohême
Ça voulait dire
On est heureux
La bohême, la bohême
Nous ne mangions qu’un jour sur deux.

 

Il faut savoir


Il faut savoir encore sourire
Quand le meilleur s’est retiré
Et qu’il ne reste que le pire
Dans une vie bête à pleurer
Il faut savoir coûte que coûte
Garder toute sa dignité
Et malgré ce qu’il nous en coûte
S’en aller sans se retourner
Face au destin qui nous désarme
Et devant le bonheur perdu
Il faut savoir cacher ses larmes
Mais, moi, mon coeur, je n’ai pas su.

 

Mourir d’aimer


Les parois de ma vie sont lisses
Je m’y accroche mais je glisse
Lentement vers ma destinée
Mourir d’aimer

Tandis que le monde me juge
Je ne vois pour moi qu’un refuge
Toute issue m’étant condamnée
Mourir d’aimer

Mourir d’aimer
De plein gré s’enfoncer dans la nuit
Payer l’amour au prix de sa vie
Pécher contre le corps mais non contre l’esprit

Laissons le monde à  ses problèmes
Les gens haineux face à  eux-mêmes
Avec leurs petites idées
Mourir d’aimer

4 commentaires

  1. Très jolie idée. J’aimais tellement ce chanteur aussi. J’aime beaucoup les chansons que tu cites, j’aime aussi particulièrement : comme ils disent et for me formidable,… mais il y en a tellement,… Un grand chanteur et un grand Auteur !

    Aimé par 1 personne

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