The end une BD signée Zep

Comme beaucoup, je connais Zep pour Titeuf, sa BD jeunesse pleine d’humour. Avec The end, j’ai découvert une toute autre facette de l’auteur. Il signe ici une bande dessinée écologique et apocalyptique aux couleurs beaucoup plus sombres.

Après avoir abordé  l’univers sylvestre grâce à La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben, je plonge dans une version extrapolée de cet univers ou les arbres maîtriseraient le devenir de la Terre. Attention, coup de cœur !

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Titre : The end

Auteur et dessinateur : Zep

Editeur : Rue de Sevres

Pages : 88

Parution : 2018

Genre : littérature suisse, bande dessinée, science fiction

 

L’histoire (4ème de couverture)


Dans le cadre d’un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C’est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l’alerte d’un drame planétaire ?

 

Mon avis


L’histoire démarre sur une pleine page d’un paysage bucolique des Pyrénées espagnoles. Un couple de randonneur admire la vue et soudain s’écroule. Tous les habitants de la zone tombent, morts en quelques secondes

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L’auteur nous emmène ensuite en Suède, dans une réserve naturelle ou un petit groupe de scientifiques étudie les arbres et leur mode de communication. A leur tête, le professeur Frawley, un éminent paléobotaniste déchu en raison de sa théorie jugée farfelue par la communauté scientifique. Après analyse d’une feuille datant de plusieurs millions d’années, le professeur a en effet émis l’hypothèse qu’il existe une régulation des espèces par la nature par le biais des arbres. Et si sa théorie était juste ?

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J’ai eu un coup de cœur pour cette bande dessinée qui nous force à réfléchir sur l’impact de l’humanité sur son environnement, sur ces forces de la nature que l’on pense (à tort) maîtriser, sur l’urgence de modifier notre comportement.

On sent que l’auteur s’est beaucoup documenté sur les questions botaniques. On retrouve un grand nombre d’éléments également traités dans le livre La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben sur la communication entre les arbres, sur les moyens de défense que ceux-ci peuvent déployer, sur leur lien avec les champignons, sur l’entraide existant entre différentes espèces végétales et animales. Le sujet est donc traité de manière très intéressante et intelligente.

Zep travaille sur des pages monochromes avec des tons de couleur naturels : ocre Terre de Sienne, vert sapin, bleu mer… Les changement de couleur donnent le rythme de l’histoire. Si cela m’a un peu perturbée au début, surtout quand le changement a lieu sur une même planche, j’y ai ensuite trouvé une logique.

Le rythme de l’intrigue est soutenu. Il faut dire que 88 pages, c’est peu pour traiter cette histoire qui aurait facilement pu en faire le double. J’aurais notamment aimé que la fin (que je ne vous spoilerai pas) soit plus développée.

coup-de-coeurAu final c’est donc un coup de cœur pour cette bande dessinée écologiste et apocalyptique !

 

Informations complémentaires


Biographie de Zep

Né en 1967 en Suisse, Zep — de son vrai nom Philippe Chappuis — tire son pseudonyme d’un fanzine créé à 12 ans, quand il était fan de Led Zeppelin. il commence très jeune à dessiner et à inventer des histoires. À 14 ans, il publie ses premiers dessins dans la presse suisse, puis entre à l’École des arts décoratifs de Genève. En 1992, il dessine des souvenirs d’enfance sur un carnet de croquis, et le personnage de Titeuf, qui deviendra le petit garçon le plus célèbre de la bande dessinée française, naît à ce moment-là.

En parallèle de Titeuf, Zep a réalisé de nombreux ouvrages, à destination des enfants comme des adultes : il est notamment l’auteur du Guide du zizi sexuel (textes d’Hélène Bruller), un guide pratique qui explique la sexualité aux enfants et à leurs parents avec humour (2 millions d’exemplaires vendus). En 2007, la Cité des sciences et de l’industrie à Paris inaugure une exposition adaptée du Guide du zizi sexuel qui bat des records de fréquentation (350 000 visiteurs), avant d’être reprise en Suisse et en Belgique.

En 2004, Zep reçoit le Grand Prix d’Angoulême pour l’ensemble de son œuvre, à l’âge exceptionnellement jeune de 37 ans ! Fan de rock et de musique, il participe, de 2004 à 2008, à de nombreux ouvrages collectifs relatifs à des musiciens célèbres, avec notamment un recueil de chansons de Bob Dylan.

En 2009, il publie aux éditions Delcourt Happy Sex. Cette vision décomplexée et décapante des relations de couple séduit plus de 400 000 lecteurs en France, et fait l’objet de nombreuses traductions. Elle inaugure également une série d’ouvrages humoristiques intitulée Happy Books, qui parle des filles, du rock, des concerts et des fans. En 2010, le Musée de design et d’arts appliqués de Lausanne (Mudac) expose le travail de Zep dans une magnifique rétrospective.

En 2013, il publie Une Histoire d’hommes chez Rue de Sèvres, mettant en scène des thèmes qui lui particulièrement chers.

source : éditions des Deux Sevres

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