Concerto à la mémoire d’un ange d’Eric Emmanuel Schmitt

Eric Emmanuel Schmitt est un auteur que j’ai découvert assez récemment mais j’ai immédiatement apprécié sa plume fine et intelligente. Après Les deux messieurs de Bruxelles, L’élixir d’amour et La rêveuse d’Ostende, je me suis plongée dans Concerto à la mémoire d’un ange, un petit recueil de 4 nouvelles.

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Titre : Concerto à la mémoire d’un ange

Auteur : Eric Emmanuel Schmitt

Editeur : Albin Lichel

Pages : 229

Parution : 2010

Genre : littérature francophone, Nouvelle, Contemporain

 

L’histoire (4ème de couverture)


Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin honnête et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle, une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ?
Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques uns ne se sont aperçus de rien.
Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l’ordinaire et l’extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question: sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

 

Mon avis


Disons le tout de suite, j’ai adoré ce recueil de nouvelles d’Eric Emmanuel Schmitt. J’ai trouvé sa plume fine et intelligente et j’ai aimé sa façon de nous pousser au questionnement.

Les 4 nouvelles de ce recueil, sont toutes très différentes, mais ont en commun de nous interroger sur la rédemption. Le remord peut-il effacer les conséquences des choix passés ?

La 1ere nouvelle L’empoisonneuse nous raconte la rencontre entre une vielle dame, accusée du meurtre de ses maris et le nouveau prêtre de la paroisse. Elle qui avait toujours nié ses crimes serait-elle prête à tout confesser pour attirer l’attention du jeune prêtre. A quoi tient le repentir ?

La 2nde nouvelle, Le retour, est la plus courte mais aussi celle que j’ai préférée. Eric Emmanuel Schmitt y dépeint parfaitement les affres du désespoir d’un marin, apprenant en mer la mort d’un de ses enfants sans savoir lequel. Jusqu’au retour, il va se demander la perte de quel enfant serait la moins terrible avant de se rendre compte qu’il lui est impossible de choisir. Cette réflexion lui fait prendre conscience qu’il n’est pas un bon père. Est-il encore temps de se repentir et de changer ?

Dans  Concerto à la mémoire d’un ange, Chris, un jeune musicien, s’abstient volontairement d’aider Axel, meilleur pianiste que lui, alors que celui-ci se noie au cours d’une compétition de natation. Cet événement va bouleverser leurs 2 destinées : pris de remord, Chris va dédier sa vie à aider les autres et à l’inverse, le doux et bon Axel perd son humanité. Cette nouvelle, joue sur la symbolique de la rédemption et de la damnation, du bourreau et de la victime. Comment un individu peut basculer du bien au mal ou du mal au bien en fonction de ses choix.

Enfin, Un amour à l’Elysée décortique l’histoire d’un amour, d’une vie de couple ou les sentiments peuvent passer de l’amour à la haine et inversement.

Quatre nouvelles brèves mais ciselées que j’ai beaucoup appréciées. Tantôt sombres, tantôt cyniques, tantôt émouvants, ces récits sont à la fois plaisants à lire et source de réflexion. Je recommande !

 

Informations complémentaires


Bibliographie d’EE Schmitt

Quelques unes de ses oeuvres :

  • Milarepa,
  • La rêveuse d’Ostende,
  • Les deux messieurs de Bruxelles,
  • Concerto à la mémoire d’un ange (prix Goncourt de la nouvelle),
  • Odette Toulemonde et autres histoires,  
  • Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran,
  • Oscar et la dame rose,
  • L’Enfant de Noé,
  • Le sumo qui ne pouvait pas grossir,
  • Les dix enfants que madame Ming n’a jamais eus,
  • Lorsque j’étais une œuvre d’art,
  • Ulysse from Bagdad,
  • La Femme au miroir,
  • Les Perroquets de la place d’Arezzo,
  • Le poison d’amour ,
  • La nuit de feu,
  • L’élixir d’amour
  • L’homme qui voyait à travers les visages

 

A propos de l’auteur

Eric Emmanuel Schmitt est né en 1960 de parents professeurs. Elève dissipé, il se découvre une passion pour le théâtre lors d’une représentation de Cyrano de Bergerac. Il commence alors à rédiger de courtes pièces qu’il met en scène dans son lycée. Il poursuit ses études à l’Ecole Normale Supérieure et ressort agrégé de philo en 1987. Il enseigne la philo tout en continuant d’écrire des pièces de théâtre. En 1991 sa 1ere pièce La Nuit de Valognes est jouée à la Comédie des Champs-Elysées. Il enchaîne avec Le Visiteur, qui lui vaut deux Molières. A partir de 2000, Eric Emmanuel Schmitt, commence l’écriture de romans et de nouvelles. Là aussi, il rencontre le succès : il a été traduit en 40 langues et joué dans plus de 50 pays. En 2012, il acquiert le Théâtre Rive Gauche à Paris dont il devient le directeur artistique. Il rentre également à l’Académie Française.

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