Le restaurant de l’amour retrouvé d’Ito Ogawa

En février, deux challenges auxquels je participe proposaient un focus sur le Japon. Connaissant peu la littérature japonaise, je me suis fiée à l’avis d’une amie qui avait beaucoup aimé la plume d’Ito Ogawa. J’ai donc décidé de lire un roman de cette auteure : Le restaurant de l’amour retrouvé.

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Titre : Le restaurant de l’amour retrouvé      (Shokudô Katatsumuri)

Auteur : Ito Ogawa

Editeur : éditions Philippe Picquier

Pages : 254

Parution : 2008

Genre : Littérature japonaise, roman contemporain

 

4ème de couverture


Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière. Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.

 

Mon avis


Dans ce roman, écrit à la 1ère personne du singulier, nous rentrons dans la vie de Rinco, jeune femme japonaise de 25 ans. Un soir, alors qu’elle revient de son travail de cuisinière dans un restaurant turc, elle découvre que son fiancé l’a quittée en emportant tout le contenu de l’appartement. Tout, y compris les effets personnels de Rinco jusqu’à ses chaussures et sa montre, ainsi que son précieux matériel de cuisine.  Ne lui reste que la jarre de saumure de sa grand mère qui était cachée dans le cellier.

Rinco n’a pas seulement perdu son petit ami, ses économies, ses affaires et son logement, elle en a aussi perdu la voix. Comme ça, d’un coup, le choc émotionnel l’a rendue aphone.

Seule et désargentée, elle doit repartir vivre chez sa mère, à la campagne. Et ce n’est pas de coeur au vu des relations déplorables qu’elle a avec « sa génitrice ». Afin d’être en mesure de payer le loyer que celle-ci lui réclame, Rinco décide de créer un petit restaurant dans la remise de la maison. Elle y partage sa vision de la gastronomie qui, pour elle, est un don de soi, un acte d’amour. Et là, c’est la renaissance…

Malheureusement, malgré les avis positifs que j’avais eus sur ce roman, je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire et j’ai peiné à le terminer.

Le personnage principal de Rinco ne m’a pas parlé. Bon ,OK, le jeu de mot était facile à propos d’un personnage qui ne dit rien de la 1ere à la dernière ligne du roman ! Non, sérieusement, je ne suis pas parvenue à la comprendre et ce, dès le début de l’histoire. Elle découvre que son fiancé est parti sans lui laisser un mot en en vidant totalement l’appartement et elle ne réagit quasiment pas, ne s’inquiète pas, ne s’énerve pas, ne cherche pas à le retrouver… De même, j’ai trouvé sa relation avec sa mère assez étrange.

Ensuite, ce roman est une ode à la lenteur. Rinco prend le temps de faire les choses, de respirer chaque légume, de sentir tous les arômes de sa cuisine, de connaître ses clients avant de déterminer quel plat leur préparer. C’est une très jolie philosophie mais j’ai trouvé que cette lenteur s’était aussi répercutée dans le rythme de l’écriture, ce qui m’a déplu.

Bref, un roman qui, tout simplement, ne me correspond pas.

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9 réflexions sur “Le restaurant de l’amour retrouvé d’Ito Ogawa

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    • Les critiques sur Livraddict et Babelio sont très bonnes pour ce roman, je pense donc que ça vaut le coup d’en tenter la lecture. Mais personnellement, j’ai besoin de plus de rythme dans mes lectures, je n’accroche pas aux textes plutôt contemplatifs 😉

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    • Je relis donc ta chronique après avoir lu ce roman. C’est vrai qu’il y a des longueurs mais cela ne m’a pas plus gêné que ça.. J’ai bien aimé le côté positif du roman qui délivre un joli message tout de même.
      Mais je comprends tes réticences à la lecture et tes déceptions.

      Aimé par 1 personne

      • Oui, le message est joli et poétique.
        Simplement, je me rends de plus en plus compte que dans mes lectures, j’ai besoin de rythme. Le style contemplatif et la lenteur, que l’on trouve d’ailleurs souvent dans la littérature japonaise, ne me correspondent pas 😉

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