Le crime du golf d’Agatha Christie

Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas relu d’Agatha Christie, malgré mon envie de reprendre les romans dans leur ordre de parution afin de mieux appréhender l’évolution des personnages. Mais avec le retour du Challenge British Mysteries, j’ai ressorti mon intégrale d’Agatha Christie pour me plonger dans Le crime du golf.

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Titre : Le crime du golf   (Murder on the links)

Auteure : Agatha Christie

Editeur : Le masque

Pages : 220 pages

Date de parution : 1923

Genre : Roman policier, littérature anglaise

 

L’histoire (4eme de couverture)


Une fois n’est pas coutume, nous suivons Hercule Poirot en France d’où M. Renauld – un homme qui semble avoir des moyens – a lancé un SOS impérieux au détective. Une limousine attendra Poirot et son ami Hastings à Calais…
Sur place, pas de limousine : M. Renauld a été assassiné dans la nuit. On l’a trouvé lardé de coups de couteau, au fond d’une tombe creusée sur un terrain de golf…
L’enquête ne sera pas facile : M. Renauld était discret sur son passé en Amérique du Sud ; et les deux femmes qui, aux dires des domestiques, le rencontraient souvent le soir sont de bien mystérieuses créatures… Poirot, comme à son habitude, fera son profit du moindre indice…

 

Mon avis


Le crime du golf est le 3ème roman écrit par Agatha Christie et elle fut vivement encouragée par son éditeur à faire revenir Hercule Poirot qui avait rencontré un vif succès auprès du public dans la mystérieuse affaire de Styles.

C’est Hastings qui est, à nouveau, le narrateur de l’histoire. On apprend que celui-ci partage un appartement avec Hercule Poirot à Londres et est le secrétaire privé d’un député, emploi qui ne l’occupe que 2h par jour.

Hastings nous brosse un intéressant portait de son ami Hercule Poirot :

J’ai déjà décrit Hercule Poirot à maintes reprises. L’étonnant individu ! Un mètre soixante, une tête en forme d’œuf légèrement penchée de côté, des yeux brillants d’un éclat vert quand il est en proie à l’émotion, une moustache de style militaire et un air de parfaite dignité. D’apparence soignée, recherchée même, il éprouve pour l’ordre sous toutes ses formes une passion exclusive. Un bibelot posé de travers, le moindre grain de poussière, le plus léger désordre dans vos vêtements sont pour le cher homme une véritable torture. « L’Ordre » et « la Méthode » sont ses dieux. Il affecte un certain dédain pour les preuves tangibles, telles que les empreintes de pas ou les cendres de cigarette. Il prétend qu’en elles-mêmes, elles ne suffisent jamais au détective pour résoudre un problème. Puis il tapote, non sans complaisance, son crane ovoïde et énonce d’un air de profonde satisfaction – et avec un accent effroyable qui ne saurait être transcrit dans un ouvrage qui se respecte : « le véritable travail s’accomplit à l’intérieur. Les petites cellules grises, n’oubliez jamais les petites cellules grises, mon ami ».

Dans cette affaire, les services de détective de Poirot sont requis par un français, Mr Renault, qui pense que sa vie est menacée. Hélas, lorsqu’ils arrivent à la villa Sainte Geneviève, Mr Renault a déjà été assassiné. Les circonstances du crime sont étonnantes : pendant la nuit, deux hommes masqués auraient fait irruption dans la chambre des Renault, auraient ligoté et bâillonné l’épouse puis enlevé le mari, retrouvé mort quelques heures plus tard, poignardé dans le jardin, à la lisière d’un golf. Bien évidemment, tout cela interpelle notre petit détective belge qui se lance dans les investigations.

Il faut savoir qu’Agatha Christie s’est ici inspirée de faits réels qui avaient fait la une de la presse à l’époque. Et elle a choisi de placer l’intrigue dans un golf car son mari Archie était féru de ce sport et elle passait donc de longs moments sur les parcours de golf.

Pour moi, tout l’attrait du roman réside dans « l’affrontement » entre Poirot et Giraud. Ce dernier est un fameux inspecteur de la Sureté de Paris, assez imbus de lui-même. Ses méthodes, basées sur la recherche de preuves matérielles, d’indices scientifiques, sont à l’exact opposé de celles de Poirot qui privilégie le côté psychologique. Dès leur première rencontre, Giraud n’hésite pas à lancer les hostilités :

« Je vous connais de nom, Monsieur Poirot.Vous étiez un personnage autrefois, n’est-ce pas ? Mais à présent, les méthodes ont beaucoup changé. »

Loin de se laisser démonter, Poirot est transcendé par cette rivalité et n’a de cesse de prouver qu’il est le meilleur. Il l’affirme d’ailleurs haut et fort :

« Vous êtes peut-etre spécialiste des mégots et des bouts d’allumettes, mais moi, Hercule Poirot, je suis spécialiste de la nature humaine. »

Quelle méthode s’avérera la plus efficace ? Lequel de ces deux enquêteur sera le plus fin limier ? A vous de lire le livre pour le découvrir !

 

 

Informations complémentaires


Les enquêtes d’Hercule Poirot

La mystérieuse affaire de Styles – Le crime du Golf – Allo, Hercule Poirot… – Les enquêtes d’Hercule Poirot – Le meurtre de Roger Ackroyd – Les quatre – Le train bleu – La maison du péril – Le couteau sur la nuque – Le crime de l’Orient Express – Drame en trois actes – la mort dans les nuages – ABC contre Poirot – Cartes sur table – Meurtre en Mésopotamie – Mort sur le Nil – Témoin muet – Le miroir du mort – Rendez-vous avec la mort – Le Noël d’Hercule Poirot – Je ne suis pas coupable – Un, deux trois… – Les vacances d’Hercule Poirot – Cinq petits cochons – Le vallon – Les travaux d’Hercule – Le flux et le reflux – Mrs Mac Ginty est morte – Les indiscrétions d’Hercule Poirot – Pension vanilos – Poirot joue le jeu – Le chat et les pigeons – Christmas pudding – Les pendules – La troisième fille – La fête du potiron – Témoin à charge – Une mémoire d’éléphant – Le bal de la victoire – Hercule Poirot quitte la scène

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7 commentaires

    • Moi aussi, j’oublie les histoires au fur et à mesure. Je n’ai retenu les assassins que dans ses romans les plus connus. Pour tous les autres, je reste surprise à chaque fois en découvrant le fin de l’histoire.
      En même temps, c’est tout aussi bien : je conserve le même plaisir à la 2nde lecture qu’à la 1ere 😉

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