Le fait du prince d’Amélie Nothomb

Le fait du prince se définit comme un événement ayant un caractère de force majeure causé par une décision arbitraire d’une autorité publique (source éditions Tissot) et de manière plus générale comme un acte arbitraire d’une autorité supérieure.

Quel est le lien entre cette expression et ce roman particulièrement étrange d’Amélie Nothomb : il faut vous faudra attendre les toutes dernières lignes du récit pour le voir apparaître !

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Titre : Le fait du prince

Auteure : Amélie Nothomb

Editeur : Albin Michel / audiolib

Pages : 169 pages / 180mn

Date de parution : 2008

Genre : Littérature belge, roman contemporain

 

L’histoire


« Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate. »Amélie Nothomb.

 

Mon avis


Le fait du prince est le roman le plus étrange d’Amélie Nothomb parmi ceux que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. C’est aussi celui que j’ai le moins aimé.

Le début de l’histoire est assez intrigant : au cours d’une soirée Baptiste Bordave a une discussion assez bizarre avec un convive. Celui-ci soutient que pour éviter les ennuis, au cas ou quelqu’un vient à mourir par hasard chez vous, il est préférable de ne pas appeler les secours mais d’emmener le mort en taxi aux urgences pour que la déclaration de décès se fasse là-bas.

Bien étrangement, le lendemain, un étranger sonne à la porte de Baptiste afin d’utiliser son téléphone et meurt d’une crise cardiaque pendant qu’il compose le numéro. Alors que toute personne normale appellerait immédiatement les secours, Baptiste, toujours marqué par la discussion de la veille, n’en fait rien. Après moult tergiversations et pris dans une sorte de délire, il décide de prendre l’identité du mort, un suédois nommé Olaf Sildur. Mais il s’avère qu’Olaf n’est pas un simple quidam…

Si j’ai aimé l’idée de base de ce roman, le développement m’a semblé trop brouillon. Le personnage de Baptiste part dans des divagations et l’intrigue perd peu à peu en crédibilité.

J’ai retrouvé dans ce huis-clos l’ambiance de Barbe bleue mais avec un scénario encore plus extravagant auquel je n’ai pas réussi à croire. Je n’ai pas compris le comportement de Baptiste ou de Sygrid et j’ai trouvé l’histoire d’espionnage invraisemblable.

Comme dans Barbe bleue, Amélie Nothomb nous fait partager son amour du champagne et déclare à coup de jolies phrases et de grands millésimes sa passion pour ce pétillant breuvage.

Mais malgré cette abondance de champagne, je suis restée sur ma faim avec de nombreuses questions sans réponses sur l’intrigue. Dommage !

 

Informations complémentaires


Bibliographie d’Amelie Nothomb

Hygiène de l’assassin (1992) – Le Sabotage amoureux (1993, Prix Jacques Chardonne) – Les Combustibles (1994) – Les Catilinaires (1995) – Peplum (1996) – Attentat (1997) – Mercure (1998) – Stupeur et tremblements (1999, Grand prix du roman de l’Académie française) – Métaphysique des tubes (2000) – Cosmétique de l’ennemi (2001) – Robert des noms propres (2002) – Antechrista (2003) – Biographie de la faim (2004) – Acide sulfurique (2005) – Journal d’Hirondelle (2006) – Ni d’Eve ni d’Adam (2007, Prix de Flore) – Le fait du Prince (2008) – Le voyage d’hiver (2009) – Une forme de vie (2010) – Tuer le père (2011) – Barbe bleue (2012) – La nostalgie heureuse (2013) – Pétronille (2014) – Le crime du comte Neville (2015) – Riquet à la houppe (2016) – Frappe-toi le coeur (2017) – Les prénoms épicènes (2018)

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