Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier en version illustrée par Ronan Badel

Vendredi ou la vie sauvage est un roman que j’avais lu et beaucoup apprécié quand j’étais jeune. Lorsque je suis tombée sur cette édition qui reprend le texte de Michel Tournier en y ajoutant de très belles illustrations de Ronan Badel, j’ai eu envie de le faire découvrir à mes deux loulous. Et ils ont adoré, surtout mon fils !

Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier illustré par Ronan Badel

Titre : Vendredi ou la vie sauvage

Auteur : Michel Tournier

Illustrateur : Ronan Badel

Éditeur : Flammarion jeunesse

Pages : 160

Parution : 2017 pour cette version (1971 pour le roman de Michel Tournier)

Age de lecture : à partir de 11 ans

Genre : Littérature française, Littérature jeunesse, Roman d’aventure

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L’histoire de Vendredi ou la vie sauvage


Le 29 septembre 1759, Robinson est à bord de la galiote la « Virginie » faisant route pour le Chili. Une tempête formidable précipite le navire sur des récifs. Seul survivant du naufrage, Robinson se retrouve sur une île déserte, livré à lui-même. Sa solitude va le contraindre à faire preuve d’ingéniosité, de persévérance et de courage, afin de survivre dans ce monde sauvage. Jusqu’au jour, un vendredi, où, se croyant abandonné de tous, il rencontre un être humain pour le moins inattendu.
Avec Vendredi, il va faire l’apprentissage d’une vie nouvelle, en harmonie avec la nature.

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Notre lecture en famille de Vendredi ou la vie sauvage


L’avis de Maelly (10 ans 1/2)

J’ai bien aimé. Ça raconte comment Robinson fait quand il est perdu sur une île déserte.

La fin est assez triste.

J’ai surtout aimé le personnage de Vendredi parce qu‘il est libre ! Et il est rigolo avec tous les jeux qu’il invente.

Mon avis :

 

L’avis de Brucely (12 ans)

J’ai trouvé que les illustrations étaient belles et allaient bien avec l’histoire.

J’ai bien aimé ce roman parce que ça se passe sur une île et que Robinson doit trouver comment survivre et se nourrir.

Mon personnage préféré est Vendredi parce que j’ai trouvé qu’il est très inventif. Par contre j’ai trouvé que Robinson est un égoïste. C’était triste quand le chien est mort.

Mon avis :

 

Mon avis

Je vais commencer par la forme de ce livre : un grand format, une couverture cartonnée et beaucoup d’illustrations. Bref, un beau livre agréable à feuilleter.

Les illustrations donnent un ton un peu enfantin au récit. J’ai d’abord été surprise par le choix de la tonalité de couleur dominante : un vert bleu assez marqué. Toutefois, je m’y suis vite habituée et puis, pour un livre qui parle de retour à la nature, c’est peut-etre la couleur la plus adaptée…

Sur le fond, Michel Tournier reprend l’histoire de Robinson Crusoé mais en la façonnant à sa manière notamment en contrebalançant le personnage rigide de Robinson par celui joyeux et insouciant de Vendredi.

De ma 1ere lecture je me souvenais de cette façon originale de Michel Tournier d’aborder le mythe du « bon sauvage » opposant la civilisation à l’état de nature.

Robinson, seul survivant d’un naufrage se laisse d’abord pendant un temps, tomber dans l’abattement et revient presque à un état animal, broutant de l’herbe et se vautrant dans la boue. Craignant de devenir fou, il décide de se « reprendre en main ». Pour cela il se fixe un emploi du temps minuté et des règles strictes. Il veut « civiliser » son île et reproduire le modèle qu’il a toujours connu. Il construit des bâtiments, rédige une charte et se nomme gouverneur. Lorsqu’il sauve Vendredi, il se comporte de facto comme son maître (l’histoire du roman se situe au 18ème siècle, époque de colonisation pendant laquelle les Européens considéraient les hommes de couleur inférieurs). Mais peu à peu leurs rapports changent et c’est Vendredi qui partage ses connaissances et son mode de vie. D’esclave, il devient l’égal de Robinson.

Au cours de cette relecture avec mes enfants, j’ai été particulièrement marquée par l’opposition entre la vie « civilisée » rythmée par les règles et obligations et la vie « sauvage » plus posée, plus en lien avec la nature et axée sur le plaisir de vivre. Plus Robinson se détache de la civilisation plus il se reconnecte avec la nature, avec ses vrais besoins, plus il est heureux.

Au final, Michel Tournier nous pousse à nous interroger sur notre propre mode de vie axé sur la surconsommation et la vitesse. Avons nous vraiment besoin de toutes ces règles et de  ces contraintes que nous nous imposons au quotidien. Sommes nous vraiment débordés ou ne prenons nous juste plus le temps de nous concentrer sur l’essentiel ? Cette question résonne d’autant plus en cette période particulière de confinement que nous vivons depuis quelques semaines.

Bref, un roman que je vous conseille, que ce soit sous la forme jeunesse avec Vendredi ou la vie sauvage, ou sous sa 1ere parution Vendredi et les lymbes du Pacifique

Challenge Jeunesse Young Adult

 

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