Le passe-muraille de Marcel Aymé

Après avoir vu il y a quelques mois le film Le passe-muraille de Dante Desarthe avec Denis Podalydès, j’ai eu envie de lire l’œuvre de Marcel Aymé dont il est adapté. Il s’agit en fait d’un très court récit ici intégré dans un recueil d’une dizaine de nouvelles.

  • Titre : Le passe-muraille
  • Auteur : Marcel Aymé
  • Editeur : Folio
  • Pages : 222
  • Parution : 1941
  • Genre : Littérature française, Nouvelle

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L’histoire (4ème de couverture)


«Il y avait à Montmartre, au troisième étage du 75 bis de la rue d’Orchampt, un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire et il était employé de troisième classe au ministère de l’Enregistrement. En hiver, il se rendait à son bureau par l’autobus, et, à la belle saison, il faisait le trajet à pied, sous son chapeau melon.
Dutilleul venait d’entrer dans sa quarante-troisième année lorsqu’il eut la révélation de son pouvoir.»

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Mon avis sur Le passe-muraille


Dans ce recueil qui flirte avec le fantastique et la fiction, les personnages sont confrontés à des situations étranges, farfelues ou se retrouvent dotés de pouvoirs dont ils ne maîtrisent pas toujours les conséquences. Pouvoir de traverser les murs, de se démultiplier, don d’ubiquité, sauts temporels… Au travers de ces situation absurdes et avec une écriture pleine d’ironie Marcel Aymé critique les travers de la société dans laquelle il vit, en pleine période de guerre et d’occupation allemande.

J’ai bien aimé certaines nouvelles développées de manière amusante ou dont le postulat de base est original. Je citerai par exemple la nouvelle La Carte dans laquelle le gouvernement met en place un rationnement du temps de vie : les individus reçoivent chaque mois un nombre de jours de vie éveillée en fonction de leur « utilité ». En jouant de l’ironie, Marcel Aymé pointe du doigt l’absurdité du concept et les inégalités sociales qui en découlent.

En ce qui concerne la nouvelle Le passe-muraille, je dois dire que j’ai trouvé le film plus développé et plus intéressant. Denis Podalydès donne au personnage de Dutilleul un côté vraiment décalé et humoristique. La nouvelle de Marcel Aymé est un peu trop courte à mon goût.

Ma lecture de ce recueil a cependant été entachée par la seconde nouvelle intitulée Les sabines dont j’ai trouvé la morale insupportable et abjecte pour les femmes. Je reste donc sur une impression négative de ce livre.

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