Sa majesté des mouches de William Golding

Sa majesté des mouches de William Golding répondait à deux de mes thématiques de lecture actuelles : le mois anglais et Prix Nobel puisque William Golding est né en 1911 dans les Cornouailles et qu’il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1983.

Une œuvre forte et marquante qui interroge sur la nature humaine.

Sa majesté des mouches de William Golding
  • Titre : Sa majesté des mouches (Lord of the flies)
  • Auteure : William Golding
  • Editeur : Folio
  • Pages : 246
  • 1ere parution : 1954
  • Genre : Littérature anglaise, Aventure

.

4ème de couverture


Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte montagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L’aventure apparaît d’abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson.
Mais il faut s’organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C’est Ralph, qui s’entoure de Porcinet, «l’intellectuel» un peu ridicule, et de Simon.
Mais bientôt un rival de Ralph se porte à la tête d’une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l’arrivée des adultes.

.

Mon avis sur Sa majesté des mouches


L’histoire commence comme une robinsonnade : un groupe d’enfants se retrouve abandonné sur une île déserte suite à un accident d’avion.

Le cadre spatio-temporel est assez flou. On sait juste que les enfants ne se connaissent pas, hormis les membres d’une chorale, et que leur avion s’est crashé sur un petite île du Pacifique . On peut imaginer que l’action se déroule pendant la 2nde guerre mondiale car il est question de la bombe atomique.

Le décor enchanteur de leur atoll est très bien décrit et on visualise parfaitement cette petite île à la jungle luxuriante bordée par un massif de corail et des eaux bleues turquoises

Si certains ne pensent qu’à profiter de leur liberté et de la vie de Robinson, d’autres, plus matures, essayent d’organiser les choses. Il faut élire un chef, trouver à manger, à boire, construire des cabanes, faire du feu. Il est difficile d’organiser la vie sur le camp d’autant que les plus jeunes enfants n’ont que 6 ans . Les plus âgés, à peine 12 ans, sont confrontés à beaucoup de décisions complexes.

Très vite deux clans se forment : d’un côté les membres de l’ancienne chorale, menés par Jack, qui ne pensent qu’à la chasse et de l’autre Ralph, Simon et Porcinet plus préoccupés par un éventuel sauvetage. Les dissensions sont de plus en plus fortes entre eux. D’âpres revendications montent, notamment pour la place de chef. Jack, le plus fort et le plus téméraire, enrage de voir que le rôle a été attribué à l’unanimité à Ralph, garçon raisonnable et posé qui tente d’appliquer des principes démocratiques là où lui serait plus prompt à employer la force.

Et puis il y a la peur. La peur qui se dissémine peu à peu dans le groupe. La peur d’une chose qui roderait sur l’Île et que nul ne peut nommer : bête, serpent, poulpe, monstre, fantôme…

Si au départ, on est véritablement dans un roman d’aventure, le récit devient de plus en plus glaçant au fil des pages. L’île perd son côté enchanteur et devient plus sombre, plus inquiétante.

Et puis, ce n’est plus le monstre extérieur qui fait peur mais le comportement des enfants eux même. Ce retour à l’état sauvage s’oppose aux cadres, aux règles, au respect et à la protection de chacun qu’impose la vie en société. Le système démocratique mis en place s’effondre face aux quelques dissidents violents qui exercent le pouvoir par la force.

Plus on avance dans le roman, plus la tension monte. Et c’est le coeur lourd que j’ai achevé les dernières pages sur cette vision pessimiste de l’auteur que la violence fait partie intégrante de la nature humaine et que, livrés à eux-mêmes, même des enfants peuvent en arriver à des actes extrêmes.

3 commentaires

  1. J’ai eu l’occasion de lire ce livre et je n’ai jamais eu envie de le faire, car je connaissais l’histoire, trop pessimiste à mon goût.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s