Samedi c’est poésie : Le long du quai de Sully Prudhomme

Bonjour,

Aujourd’hui je vous propose ce poème de Sully Prudhomme qui fut mis en musique (voix et piano) par Gabriel Fauré sous le titre Les berceaux en 1879.

Image par Gerhard Bögner de Pixabay

Le long du quai


Le long des quais les grands vaisseaux,
Que la houle incline en silence,
Ne prennent pas garde aux berceaux
Que la main des femmes balance.

Mais viendra le jour des adieux ;
Car il faut que les femmes pleurent
Et que les hommes curieux
Tentent les horizons qui leurrent.

Et ce jour-là les grands vaisseaux,
Fuyant le port qui diminue,
Sentent leur masse retenue
Par l’âme des lointains berceaux.

René-François Sully Prudhomme

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