Je suis une légende de Richard Matheson

C’est tout d’abord par le cinéma que j’ai découvert Je suis une légende. Le roman de 1954 de Richard Matheson a, en effet, été adapté trois fois au cinéma. Pour ma part, c’est la version de 2007 avec Will Smith que j’ai vue et qui m’avait marquée par son atmosphère angoissante. Si le livre de Richard Matheson diffère de son adaptation sur plusieurs points, il m’a tout autant happée. Une fois que j’ai commencé ma lecture, je n’ai quasiment pas pu m’arrêter avant la fin.

Je suis une légende de Richard Matheson
  • Titre : Je suis une légende (I am a legend)
  • Auteur : Richard Matheson
  • Editeur : Folio SF
  • Pages : 240 pages
  • 1ere parution : 1955
  • Genre : Littérature américaine, Science fiction

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4ème de couverture


Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil…
Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

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Mon avis sur « Je suis une légende »


L’histoire se déroule dans les années 1970. Suite à une pandémie mondiale, Robert Neville se retrouve seul, barricadé chez lui, isolé de toute autre vie humaine à des kilomètres à la ronde. Il est le seul à n’avoir pas été infecté par la bactérie qui transforme les humains en vampires. Il a perdu sa femme, sa fille, ses amis, ses voisins, sa vie… Désormais il ne s’agit plus pour lui que de survivre nuit après nuit aux assauts des vampires.

Richard Matheson parvient a créer une atmosphère oppressante au travers des attaques nocturnes des vampires dont il nous livre les cris, les mouvements, les expressions afin de leur donner plus de réalisme. Le quotidien minuté de Robert Neville crée aussi une tension, car s’attarder hors de sa maison un peu trop tard en fin de journée peut-être fatal.

J’ai apprécié voir l’évolution du personnage au fil du temps, quelques mois après l’apparition de la maladie, un an après puis trois ans après. A la phase d’action et d’organisation pour la survie succède une phase de découragement, d’abattement où Robert se noie dans le whisky pour oublier sa solitude, puis la phase de recherche scientifique…

Ce qui m’a le plus marqué dans ce roman c’est l’immense solitude du personnage central. Comment trouver la force de continuer quand il ne reste rien, et surtout personne avec qui discuter, partager, vivre… J’ai trouvé le passage avec le chien véritablement bouleversant. Richard Matheson retranscrit parfaitement bien la psychologie, l’ambivalence et les questionnements du personnage. Si Robert Neville en vient à regretter de n’être pas mort avec sa famille ou serait parfois prêt à se livrer aux vampires, il garde pourtant un extraordinaire instinct de survie.

Les informations concernant le mal qui a atteint l’ensemble de la population ne sont distillées qu’au compte goutte, au fur et à mesure que Robert Neville comprend lui-même la situation. S’il s’agit ici de vampires, et non de zombie comme dans le film, ceux-ci sont bien éloignés de l’image romantique du vampire que l’on peut retrouver depuis le roman d’Anne Rice Entretien avec un vampire ou la saga Twilight. Pas d’élégance, pas de recherche de plaisir, pas de pouvoir surnaturel dans ces corps malades à la recherche de sang humain.

Richard Matheson crée deux catégories de vampires : les vampires morts et les vampires vivants. Les explications scientifiques sur ces deux espèces m’ont semblé parfois confuses mais ont leur importance dans le déroulement de l’histoire.

Quand au dénouement, l’auteur parvient par un tour de force à retourner totalement la situation et à obliger le lecteur à un questionnement sur l’avenir de l’humanité. Quelle fin surprenante et bien meilleure que le « happy end hollywoodien » du film.

Bref, une lecture prenante et un excellent roman de science fiction !

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Informations complémentaires


Les adaptations de roman au cinéma

Comme je l’ai mentionné en début de chronique, le roman Je suis une légende de Richard Matheson a été adapté trois fois au cinéma.

La première adaptation date de 1964 et s’intitule The last man on earth (titre français Je suis une légende). Le scénario est de Richard Matheson lui-même et met en scène Vincent Price dans le rôle du docteur Robert Morgan.

La seconde adaptation signée Boris Sagal date de 1971 sous le titre Le survivant et avec Charlton Heston dans le rôle du colonnel Neville.

La troisième adaptation date de 2007. Le film Je suis une légende (I am a legend) a été réalisé par Francis Lawrence et le rôle de Robert Neville est tenu par Will Smith. Je vous propose de découvrir la semaine prochaine ma comparaison de ce film avec le roman éponyme de Richard Matheson.

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