Le rouge vif de la rhubarbe d’Audur Ava Olafsdottir

Cela faisait longtemps que ce roman de l’islandaise Audur Ava Olafsdottir patientait sur mes étagères. C’est finalement un challenge lecture sur Livraddict qui m’a menée à cette lecture, ma binôme ayant choisi ce livre pour moi.

  • Titre : Le rouge vif de la rhubarbe (Upphaekud Jörd)
  • Auteure : Audur Ava Olafsdottir
  • Editeur : Editions de Noyelles
  • Pages : 156 pages
  • 1ere parution : 1998
  • Genre : Littérature islandaise, Contemporain

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4ème de couverture


Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

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Mon avis sur « Le rouge vif de la rhubarbe »


Il s’agit ici du premier roman de l’auteure Audur Ava Olafsdottir, qui a été traduit en français près de 20 ans après sa première parution.

C’est un roman qui joue essentiellement sur l’atmosphère. Il n’y a pas vraiment de début, pas vraiment de fin. Audur Ava Olafsdottir nous emmène en Islande, dans les années 1960, dans un petit village entre mer et montagne. Là, sur cette île aux plages de sable noir, l’été les jours d’été semblent s’allonger indéfiniment alors que l’hiver plonge les habitants dans une obscurité quasi permanente.

Agustina, 14 ans, est une jeune fille pas comme les autres. Un accouchement dans une voiture, un cordon ombilical autour du cou, une mauvaise oxygénation : Agustina est privée de ses jambes. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir un rêve : gravir la montagne qui culmine leur village du haut de ses 844 mètres. Dans sa « tour » située au dernier étage de la maison au terme d’un escalier abrupt, Agustina l’admire chaque jour depuis son lit. Téméraire, elle arpente sans cesse les environs, armée de ses béquilles, se propulsant à la force de ses bras.

La jeune fille est vive et intelligente. Très intelligente même, avec un don particulier pour les mathématiques. Mais elle a un mode de pensée différent, qui étonne, qui dérange même parfois ses professeurs. Son esprit fourmille d’idées, de détails et d’images. Selon son humeur, elle se rêve tantôt phoque alangui sur les récifs, tantôt sirène qui traîne une fascinante queue de poisson.

Ainsi au fil des pages, on vit le quotidien d’Agustina, ses ballades dans le champ de rhubarbe qui surplombe la petite maison couleur saumon, ses échanges épistolaires avec sa mère, une scientifique éprise de liberté qui voyage autour du monde pour étudier les oiseaux, sa vie avec Nina qui prend soin d’elle en l’absence de sa mère et qui fabrique de la confiture de rhubarbe, ses premiers émois avec le jeune Salomon, fils de la chef de chœur.

C’est un roman que j’ai lu lentement, au rythme de quelques pages chaque jour. L’intrigue est inexistante mais l’ambiance douce et lente en devient presque hypnotique. Très différent de ce que je lis d’habitude, je me suis laissée porter par ce roman, dans un voyage vers l’Islande.

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