Belgravia de Julian Fellowes

Je n’avais pas aimé le premier roman que j’avais lu de Julian Fellowes Passé imparfait mais j’ai adoré la série Downton Abbey dont il était le scénariste. Espérant retrouver la même atmosphère que dans cette formidable saga historique, je me suis plongée dans le roman Belgravia qui m’avait été offert par ma sœur il y a quelques temps.

Belgravia de Julian Fellowes
  • Titre : Belgravia
  • Auteur : Julian Fellowes
  • Editeur : 10-18
  • Pages : 523 pages
  • 1ere parution : 2016
  • Genre : Littérature anglaise, Roman historique

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4ème de couverture


Le 15 juin 1815, le bal devenu légendaire de la duchesse de Richmond réunit à Bruxelles tous les grands noms de la société anglaise. La plupart des beaux officiers présents ce soir-là périront quelques heures plus tard sur le champ de bataille de Waterloo, faisant de cette réception l’une des plus tragiques de l’histoire. Mais cette nuit va aussi bouleverser le destin de Sophia Trenchard, la ravissante fille du responsable de l’intendance du duc de Wellington. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard, en pleine ascension sociale, se sont installés dans le nouveau quartier de Belgravia et pensaient laisser derrière eux ces terribles événements. Mais dans un monde en mutation où l’aristocratie côtoie désormais la classe émergente des nouveaux riches, certains sont prêts à tout pour que les secrets du passé ne menacent pas leurs privilèges…

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Mon avis sur Belgravia


J’espérais retrouver dans Belgravia l’ambiance de Downton Abbey et effectivement, même si l’histoire se déroule un siècle plus tôt, on identifie bien la « patte » de Julian Fellowes qui nous plonge dans la vie de l’aristocratie anglaise, entre histoires d’amour, respect des convenances, complots, trahisons, indiscrétions des domestiques, lutte des classes…

Tout commence par un bal mondain donné par la duchesse de Richmond en 1815, en pleine guerre napoléonienne. La jeune et jolie Sophia Trenchard, issue d’une famille de marchands, arrive au bras du très convoité lord Edmund Bellasis. Sure de l’amour de son cavalier, elle se donne à lui. Hélas, le lendemain une grande partie des troupes est décimée lors de la bataille de Waterloo et le jeune homme est tué. Sophia disparait pour éviter le scandale et meurt quelques temps après.

Vingt cinq ans plus tard, la famille Trenchard a continué sa fulgurante ascension sociale et s’est enrichie grâce à l’entreprise de construction de James Trenchard. Installés dans le très chic quartier de Belgravia, ils coutoient désormais les salons aristocratiques. Lorsque, au cours d’une réception mondaine, Anne Trenchard croise Lady Brockenhurst, ma mère d’Edmund, elle ne peut s’empêcher de lui révéler un secret qui lie leurs deux familles…

J’ai trouvé la mise en place de l’intrigue très longue et toute cette première partie de l’histoire m’a semblé fort plate et sans réel intérêt. Heureusement, la seconde partie du roman connaît plus de rebondissements et se révèle plus passionnante.

Certes certains personnages me sont apparus un peu manichéens comme le beau, honnête et travailleur Charles Pope qui semble posséder toutes les qualités et qui s’oppose au machiavélique et cruel John Bellasis qui guette l’héritage de son oncle.

J’ai cependant apprécié le contexte historique et social de ce roman. Julian Fellowes parvient parfaitement à retranscrire le climat de de cette époque victorienne marquée par l’apoqée de la révolution industrielle et la lutte des classes. La noblesse si snob, codifiée attachée à son statut de propriétaire terrien, rentier et oisif, se voit confrontée à la montée des bourgeois, nouveaux riches qui tirent profit de leur travail. On retrouve toute la complexité de cette structure sociale dans les relations entre les personnages et dans leurs histoires d’amour. Un comte peut-il épouser une fille de marchand ? Un industriel est il assez bien pour une lady ?

J’ai apprécié également le rôle joué par les femmes dans ce roman. Car ce sont bien les femmes, en particulier la comtesse Brockenhurst et Anne Trenchard, deux mères éplorées par la mort de leur enfant, qui tirent les ficelles de l’intrigue. La jeune lady Maria montre, elle aussi, un caractère bien affirmé.

Bref, j’ai apprécié la lecture de ce roman même si, pour moi, il n’égale pas Downton Abbey. Je serais curieuse de voir la mini-série quia été adaptée de Belgravia.

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Informations complémentaires


La série Belgravia

La série Belgravia, réalisée par John Alexander, a été diffusée en 2020 en Angleterre sous forme de 6 épisodes de 45 minutes.

Les rôles principaux sont tenus par Harriet Walter (comtesse de Brockenhurst), Tom Wilkinson (comte de Brockenhurst), Tamsin Greig (Anne Trenchard), Philip Glenister (James Trenchard), Jack Bardoe (Charles Pope), Adam James (John Bellasis), Ella Purnell (Lady Maria Grey), Richard Goulding (Oliver Trenchard), Alice Eve (Susan Trenchard)

Avez-vous vu cette série ? Qu’en avez-vous pensé ?

2 commentaires

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