Encre sympathique de Patrick Modiano

A la recherche d’un roman pour compléter mon challenge Prix Nobel, j’ai remarqué sur mes étagère ce roman de Patrick Modiano (qui s’est vu remettre le Prix Nobel de Littérature en 2014). Il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’ouvrir ce roman au titre énigmatique.

Encre sympathique de Patrick Modiano
  • Titre : Encre sympathique
  • Auteur : Patrick Modiano
  • Editeur : Folio
  • pages : 138
  • Date de parution : 2019
  • Genre : Contemporain, littérature française

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4ème de couverture


«Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l’agenda : « Si j’avais su… » On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu’un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n’en avait pas eu le temps.»

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Mon avis sur « Encre sympathique »


Peut-être vous êtes vous amusé, étant jeune, à écrire des messages à l’encre sympathique avec du jus de citron et à en révéler ensuite le message caché en chauffant le papier.

Le titre Encre sympathique semble bien choisi pour ce roman, car tout on long de celui-ci, au gré des souvenirs de chacun, des secrets se dévoilent ainsi que le sens caché de la démarche du personnage principal.

L’histoire se déroule sur une très longue période, des années 1960 jusqu’à nos jours et prend la forme d’une enquête. Jean Eyben, le personnage principal, est chargé, pour sa toute première mission au sein de l’agence de Hutte, de retrouver la trace d’une certaine Joëlle Lefebvre. Simplement muni d’une photo et d’une carte lui permettant de retirer son courrier en poste restante, il part à la recherche d’indices et de témoignages. Glanant des informations ça et là, il va poursuivre cette enquête tout au long de sa vie avec la sensation que quelque chose le relie à cette mystérieuse jeune femme qui a subitement disparu.

Le récit est assez étrange, passant d’une époque à l’autre sans nécessairement respecter la chronologie. Patrick Modiano nous entraîne dans tout Paris, de la rue Vaugelas à Convention en passant par les quais de Seine et la place de la Madeleine. Chaque personnage interrogé par Jean Eyben donne sa vision des faits et son interprétation de la disparition. Tout se recoupe mais tout est différent. Qui dit vrai ? Qui ment ? Qu’est-il arrivé à Joelle Lefebvre et qui est elle véritablement ? L’auteur s’amuse à nous laisser dans le flou et à multiplier les interrogations.

L’évocation par les personnages principaux de leurs souvenirs est assez déroutante également : il semblent avoir oublié des pans importants de leur passé alors qu’ils ont gardé en mémoire des détails presque futiles.

La fin ouverte laisse autant de questions que le roman.

Bref, une première découverte assez mystérieuse et énigmatique de l’univers de Modiano qui me donne envie de lire d’autres de ses romans comme Rue des boutiques obscures pour lequel il a reçu le prix Goncourt en 1978.

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