Blade runner (Les androides rêvent-ils de moutons électriques) de Philip K. Dick

J’avais vu le film Blade runner de Ridley Scott il y a longtemps et il m’avait beaucoup marquée. Avant de regarder la nouvelle version Blade runner 2049 de Denis Villeneuve, je me suis dit qu’il serait bon de se pencher sur le roman de Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques, dont sont inspirés ces blockbuster américains.

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  • Titre : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques (Do Androids Dream of Electric Sheep ?)
  • Auteur : Philip K. Dick
  • Editeur : J’ai lu
  • Pages : 282
  • 1ere parution : 1968
  • Genre : Science-fiction

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L’histoire (4ème de couverture)


Le mouton n’était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature – les voisins n’y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l’illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n’est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu’il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c’est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs – normal, c’est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n’a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s’est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu’a-t-il à perdre ?

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Mon avis sur Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques


La vision du futur proposée par Philip K. Dick n’est pas très optimiste. Une guerre mondiale a bouleversé la planète. Une partie de l’humanité a péri, tout comme la plupart des plantes et des animaux. Une partie des survivants a émigré sur une colonie martienne. Ceux qui sont restés sur Terre vivent dans un air pollué, chargé de poussières radioactives qui entrainent des mutations génétiques.

Pour oublier leurs malheurs, ces humains recourent à « la stimulation corticale artificielle » qui leur permet de choisir leur état d’esprit du jour. Par exemple le programme 888 vous donne « envie de regarder la télé, peu importe ce qu’elle diffuse », le programme 481 vous « donne conscience des multiples possibilités qui s’offrent à vous dans le futur », le programme 594 spécialement conçu pour les femmes a pour intitulé  » acceptation reconnaissante de la sagesse supérieure de son époux en tout domaine ».

Les Terriens touchés par les mutations génétiques sont classés comme « biologiquement inacceptables » et déchus de la race humaine. Ils survivent, isolés des autres, sans véritables droits ni reconnaissance sociale.

La plupart des humains a donc préféré émigrer dans l’espace avec, en cadeau, un robot humanoïde pour l’assister dans ses taches. Ces androïdes dotés d’une intelligence supérieure et à la durée de vie limitée sont interdits de séjour sur Terre. Pourtant, nombre d’entre eux, las de leur vie d’esclavage, se sont révoltés et échappés. Des chasseurs de prime sont donc missionnés pour les retrouver et les « retirer » c’est à dire les tuer.

Rick Deckard est l’un d’entre eux. Spécialiste du Voigt-Kampff, test d’empathie connu comme le seul moyen de discerner un androïde d’un véritable humain, il traque les androïdes sur Terre et, sans aucun état d’âme, il les retire. Pourtant, sa rencontre avec les membres de la Fondation Rosen puis avec un groupe d’androïdes de la nouvelle génération de Nexus-6 va faire vaciller ses certitudes et remettre en cause sa vision du monde. Peut-il être attiré et tomber amoureux de la belle Rachelle Rosen ? La cantatrice à la voix d’or Luba Luft mérite-t-elle de disparaître ? Le meneur du groupe, Roy Baty, aura-t-il raison de lui ?

Voilà un roman qui, en peu de page, soulève nombre de questions ! Tout d’abord sur le futur de l’humanité. Alors que les scientifiques tentent de nous alarmer depuis des années sur l’impact de l’activité humaine sur la biodiversité et sur la disparition des centaines d’espèces animales chaque année, en arrivera-t-on un jour à ne plus disposer, comme dans le roman de Philip K. Dick que de répliques robotisées de certains animaux totalement disparus de la surface de la Terre ?

Bien qu’écrit en 1968, ce roman pose aussi la question de l’intelligence artificielle et de son statut. Les progrès actuels de la robotique et de l’intelligence artificielle laissent à penser que la cohabitation avec des androïdes finira vraiment par se matérialisera d’ici quelques années. Quel sera leur statut ? Toute entité pensante dispose t’elle de droits ? ces intelligences artificielle seront-elle capable de sentiments, d’envies, de regrets, d’empathie ?

Enfin, la confrontation avec les androïdes amène le personnage principal à s’interroger sur la nature humaine elle-même. Sur ce qui différencie l’humain des autres entités. Sur le besoin de l’humanité de se reposer sur des croyances, de se référer à un « guide » supérieur. Sur le sens de la vie…

Bref, beaucoup de questionnements philosophiques, psychologiques, métaphysiques… Pour autant, je n’ai pas apprécié ce roman autant qu’il le mérite certainement. Peut-être avais-je encore en mémoire le rythme plus intense et plis haletant de son adaptation Blade runner

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