Samedi c’est poésie : Automne de Guillaume Apollinaire

Les jolies couleurs chatoyantes peuvent parfois laisser la place à la grisaille, au froid et à la pluie. Et dans ce cas, le blues saisonnier n’est pas loin. Pour illustrer cette mélancolie qui nous touche parfois en automne, j’ai choisi un poème de Guillaume Apollinaire extrait de son recueil Alcools et intitulé Automne.

several brown leafed trees
Photo de Thimoty sur Pexels.com

Automne


Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux

Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne

Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

 

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne

Une chanson d’amour et d’infidélité

Qui parle d’une bague et d’un cœur que l’on brise

 

Oh! L’automne l’automne a fait mourir l’été

Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises

 

Guillaume Apollinaire, Alcools 1913

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s