Martiens, go home de Fredric Brown

J’aime les opérations 2 acheté 1 offert souvent organisées l’été par certaines maisons d’édition. Le livre offert étant à choisir parmi une sélection, c’est toujours l’occasion pour moi de découvrir de nouveaux titres et auteurs. C’est le cas pour Martiens, go home de Fredric Brown vers lequel je ne me serais jamais orientée de moi-même mais que je suis ravie d’avoir finalement lu !

Martiens, go home de Fredric Brown

Titre : Martiens, go home   (Martians, Go Home)

Auteur : Fredric Brown

Editeur : Folio

Parution : 1955

Pages : 216

Genre : Littérature américaine, Science-fiction, Humour

 

L’histoire (4ème de couverture)


Enfermé dans une cabane en plein désert, Luke Devereaux, auteur de science-fiction en mal d’invention, invoque désespérément sa muse – de toute évidence retenue ailleurs – quand soudain… on frappe à la porte. Et un petit homme vert, goguenard, apostrophe Luke d’un désinvolte «Salut Toto !».
Un milliard de Martiens, hâbleurs, exaspérants, mal embouchés, d’une familiarité répugnante, révélant tous les secrets, clamant partout la vérité, viennent d’envahir la Terre. Mais comment s’en débarrasser ?

 

Mon avis


De la science fiction humoristique, voila un mélange assez étrange et étonnant !

L’histoire se situe en 1964. Luke Devereaux, écrivain de western et de science fiction, se terre dans une petite cabane isolée au milieu du désert californien à la recherche de l’inspiration pour son prochain roman. Alors qu’il imagine une histoire d’extra terrestre, voila justement qu’un milliard de martiens débarquent sur Terre.

Leur entrée en matière est plutôt sympathique

« – Salut Toto, fit le petit homme vert. C’est bien la Terre ici ?

– Oh non répéta Luke Devereaux. Ce n’est pas possible…

– Ah, on dirait que si pourtant. (Le petit homme vert éleva la main). Une seule lune dont les dimensions et les distances correspondent. Il n’y a qu’une seule planète. dans le système à n’avoir qu’une seule lune et c’est la Terre. La mienne en a deux.

– Ciel ! Dit Luke (Il n’y avait qu’une seule planète dans le système solaire à avoir deux lunes et c’était…)

– Allons Toto, mettons les choses au point. Est-ce que c’est la Terre oui ou non ?

Luke acquiesça faiblement.

– Bon, dit le petit homme. Voilà toujours un point d’acquis. Et maintenant, pourquoi est-ce que tu as l’air tout chose Toto ?

– G-g-g-g… fit Luke.

– Tu te sens mal ? C’est ça ta façon d’accueillir les visiteurs? Tu ne vas pas m’inviter à entrer ? »

S’ils ne sont pas agressifs, pour autant ces petits hommes verts sont extrêmement agaçant, curieux, désagréables, injurieux, mêle tout, collants, indiscrets, casse-pieds. Et surtout, il est impossible de s’en débarrasser car on ne peut les toucher (ce sont des sortes de projections astrales). Leur arrivée va chambouler toute la vie sur Terre : ils s’immiscent partout, peuvent voir à travers les murs, s’incrustent dans chaque foyer et connaissent tous sur les humains, même les dossiers top secret !

« Psychologiquement, les martiens se ressemblaient encore plus que physiquement, mis à part quelques variations d’ordre secondaire (il y en avait quelques uns qui étaient encore pire que les autres).

Mais, touts autant qu’ils étaient se montraient acariâtres, arrogants, atrabilaires, barbares, bourrus, contrariants, corrosifs, déplaisants, diaboliques, effrontés, exaspérants, exécrables, féroces, fripons, glapissants, grincheux, grossiers, haïssables, hargneux, hostiles, injurieux, impudents, irascibles, jacasseurs, korriganesques. Ils étaient lassants, malfaisants, malhonnêtes, maussades, nuisibles, odieux, offensants, perfides, pernicieux, pervers, querelleurs, railleurs, revêches, ricanants, sarcastiques, truculents, ubiquistes, ulcérants, vexatoires, wisigothiques, xénophobes et zélés à la tâche de faire vaciller la raison de quiconque entrait en leur contact… »

Sur un ton plein d’humour, Fredric Brown nous dépeint l’impact de l’arrivée de ces extraterrestre sur la vie de Luke Devereaux mais aussi de manière plus générale pour toute l’humanité. C’est le monde à l’envers : il n’y a plus de guerre, plus de dictature, plus de crimes prémédités, plus de cambriolages… mais les citoyens lambda sont tellement à bout qu’ils sont prêts à s’écharper pour un rien. C’est une guerre des nerfs décrite avec beaucoup d’ironie et de 2nd degré.

L’auteur s’amuse d’ailleurs à titiller le lecteur jusqu’aux tous derniers mots de la postface 😉

En conclusion, une lecture surprenante et amusante qui m’a bien plu.

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le mois américain

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