La reine des quiches de Sophie de Villenoisy

C’est la couverture de ce roman qui, en librairie, a attiré mon attention. Et le petit pitch également « L’échec, Murielle, elle connaît. Le succès, c’est nettement plus compliqué. »Des éléments qui présageaient une lecture légère et divertissante.

La reine des quiches de Sophie de Villenoisy
  • Titre : La reine des quiches !
  • Auteure : Sophie de Villenoisy
  • Editeur : France Loisirs
  • Pages : 2208
  • Parution : 2018
  • Genre : Littérature française, Contemporain, Roman humoristique

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L’histoire (4ème de couverture)


À quarante et un ans, Murielle collectionne les échecs, comme si une vilaine fée prenait un malin plaisir à la persécuter. Après autant de fausses couches que de manuscrits refusés, elle s’est résignée à ne donner vie qu’à des articles sur les vermifuges dans la rubrique animalière d’un journal télé. Jusqu’au jour où un éditeur l’appelle, son dernier roman, Ceci est mon corps, l’a fasciné, il veut absolument le publier. Murielle n’en revient pas, son roman-confession sur sa propre stérilité va lui apporter la reconnaissance dont elle a toujours rêvé! Mais ce succès littéraire pourrait aussi avoir des conséquences inattendues sur sa vie et son entourage…

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Mon avis sur « La reine des quiches »


Encore une lecture dont je ressort mitigée.

Sur le fond j’ai plutôt bien apprécié l’histoire. Si le titre fait penser à un roman léger et drôle, l’histoire est en fait plus profonde. Certes Sophie de Villenoisy a choisi un ton humoristique, mais elle aborde des thématiques assez sérieuses (comme le problème de stérilité ou d’autres thèmes que je ne vous dévoilerai pas pour ne pas spoiler l’intrigue).

Le personnage de Murielle est attachant malgré ses défauts. Elle manque totalement de confiance en elle, a du mal à voir le bon côté des choses, pleure beaucoup sur son sort… mais au final tout cela est très humain d’autant qu’elle porte inconsciemment depuis l’enfance le poids d’un secret de famille. Sa thérapie : écrire un roman très loin de l’image sage et douce que l’on a d’elle. Et c’est un succès : ses livres s’arrachent en librairie. Mais pas facile de passer de l’ombre à la lumière, et même à la surexposition !

J’ai trouvé intéressant de suivre le parcours de cette jeune écrivaine : la succession des lettres de refus de ses manuscrits, le premier appel d’une maison d’édition, le montage du plan de communication, la séance photo, les dédicaces, la promotion du livre… Bien des choses assez éloignées de la passion première de l’auteur, à savoir le travail d’écriture. D’ailleurs, le personnage de Murielle n’est pas du tout préparé à cela et préférait son anonymat !

Sophie de Villenoisy s’attache beaucoup aussi aux relations entre les personnages. Tout d’abord la relation de couple de Murielle et Jérôme mise à mal par leur difficultés à avoir un enfant et par la soudaine notoriété de Murielle. Mais aussi la relation de Murielle avec sa sœur, Miss Parfaite et chouchoute de la famille, ou encore la relation difficile de Muriel avec sa mère qui semble beaucoup moins attachée à elle qu’à sa sœur…

Mais malgré l’intérêt de l’histoire sur le fond, je n’ai pas du tout accroché au style d’écriture de Sophie de Villenoisy. Je l’avais déjà évoqué dans ma chronique de Joyeux suicide et bonne année et cela se confirme ici. Dommage !

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