Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

Ayant beaucoup aimé le roman Cent millions d’années et un jour de Jean-Baptiste Andrea, j’avais très envie de découvrir ses autres romans. J’ai donc lu Ma reine l’été dernier mais il m’a fallu une année avant d’en rédiger la chronique…

Ma reine de Jean-Baptiste Andrea
  • Titre : Ma reine
  • Auteur : Jean-Baptiste Andrea
  • Editeur : Folio
  • Pages : 224
  • Date de parution : 2017
  • Genre : Littérature française, Contemporain

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4ème de couverture


«Grâce à Viviane j’étais devenu immense, j’avais touché le ciel d’une main et la terre de l’autre. Le monde avait retrouvé sa reine et c’était grâce à moi.»

Été 1965. Shell s’enfuit de la station-service où il a grandi avec ses parents. Sur le plateau qui surplombe la vallée de l’Asse, seuls se déploient le silence et les odeurs du maquis. Une fille, comme un souffle, vient à sa rencontre. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai. Dans l’univers fulgurant de Viviane, Shell ne se sent plus différent. Alors par jeu, par amour, il lui obéit, sans s’apercevoir que son dévouement le conduit bien au-delà de ce qu’il avait imaginé.

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Mon avis sur « Ma reine »


Si j’ai mis aussi longtemps à me lancer dans la rédaction de cette chronique, c’est que le roman Ma reine m’a déroutée. Tout comme dans Cent millions d’années et un jour, Jean-Baptiste Andrea aborde le thème de l’enfance mais l’ambiance de celui-ci est vraiment très différente.

L’histoire se déroule en Provence pendant l’été 1965. Nous suivons un moment de vie d’un jeune garçon de 12 ans, dont on ne connaîtra pas le prénom mais que tout le monde surnomme Shell, en référence au logo imprimé sur son blouson et à sa fonction de pompiste dans la station service de ses parents.

Shell n’est pas un enfant comme les autres et a d’ailleurs été exclu de l’école pour être envoyé dans un institut spécialisé.

« Foudre de guerre. Génie. Lumière. C’était tout ce que je n’étais pas, on n’arrêtait pas de me le répéter. Maintenant, il faut que je vous le dise, je suis bizarre. Moi je ne trouve pas, mais les autres oui. »

Refusant d’y rendre, Shell veut prouver à sa famille qu’il est devenu adulte et pour cela décide de partir à la guerre. Mais cette âme simple et candide voit le monde d’une tout autre manière que nous et ne se rend pas compte des conséquences de sa fugue. Bien évidemment, pas de guerre ni de soldat sur le plateau de la vallée de l’Asse…

Lorsque ce doux rêveur rencontre Viviane, une jeune fille de son âge, il s’attache immédiatement à elle , sa première véritable amie qu’il vénère comme « sa reine ».

« Mais j’avais une reine, je savais déjà que je ferais tout pour elle, pas parce que j’avais juré mais parce que j’en avais envie, et j’ai pensé que c’était peut-être ça, être un héros : faire des choses qu’on n’est pas obligé de faire. »

On voit le monde à travers le prisme de la différence de Shell. Entre solitude, exclusion, amour, amitié, rêve et retour cruel à la réalité, ce roman m’a totalement décontenancée. L’univers y est étrange et onirique ; l’écriture de Jean-Baptiste Andrea est poétique et imagée. Malgré ces qualités, cette lecture s’est avérée assez déconcertante pour mon esprit plutôt cartésien et j’aurais aimé parfois plus de logique et d’explication dans le récit. Bref, j’en garde une impression assez mitigée.

Premier roman de Jean-Baptiste Andrea, Ma reine a reçu douze prix littéraires dont le Femina des lycéens et le prix du Premier Roman. Un livre à l’ambiance onirique à découvrir pour vous forger votre propre opinion !

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