Des souris et des hommes de John Steinbeck

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu de roman prévu dans ma liste de lecture du début d’année avec les prix Nobel de littérature. Mais, il y a quelques jours, alors que je cherchais quoi lire, mon recueil de John Steinbeck (prix Nobel de littérature en 1962) m’a fait de l’œil et j’ai eu envie de me plonger dans l’un de ses romans phares : Des souris et des hommes.

Des souris et des hommes de John Steinbeck
  • Titre : Des souris et des hommes
  • Auteur : John Steinbeck
  • Editeur : France Loisirs
  • Pages : 391
  • 1ere parution : 1937
  • Genre : Littérature américaine

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Mon avis sur Des souris et des hommes


Quel roman ! Court mais intense ! Et bien que l’on devine dès les premières pages le drame qui va se nouer, Steinbeck parvient à nous captiver tout au long du roman, tels des spectateurs impuissants de la terrible fatalité qui menace de s’abattre sur les deux personnages principaux.

L’histoire se déroule dans les Etats Unis des années 1930 où deux amis, George et Lennie vont de ranch en ranch pour travailler en tant que saisonniers. George Milton, débrouillard et rusé, veille sur Lennie Small, un géant à la force colossale mais au quotient intellectuel limité. Lennie n’a pas une once de méchanceté et aime par dessus tout caresser des choses « douces » comme des lapins, des chiots ou du velours. Malheureusement, son incapacité à réfléchir et à maîtriser sa force lui amène régulièrement des problèmes. A peine arrivé au ranch, face au rageur fils du patron et à son aguicheuse épouse, George a le pressentiment que les choses vont mal tourner. Mais les deux amis ont besoin d’argent pour réaliser leur rêve : s’acheter un lopin de terre avec une ferme pour élever des animaux et vivre « comme des rentiers »…

Je trouve que la force de ce roman est que l’on comprend parfaitement ce qui anime chacun des personnages et en particulier la solitude de tous ressentent malgré cette vie en communauté. Curley, sa femme, Candy, Slim, Crooks… : tous, pour des raisons différentes, se sentent infiniment seuls et incompris. Au contraire, George et Lennie, bien que menant une vie d’errance, sont présents l’un pour l’autre et c’est peut-être ce qui fait que leur duo si étrange et si mal assorti fonctionne depuis des années.

Leur amitié est touchante et on se prend d’affection pour les deux hommes, espérant leur voir réaliser leur rêve de bonheur si simple et paisible. Aussi, le dénouement de l’histoire m’a t’il semblé terrible. Et j’ai particulièrement été frappée par le parallèle avec l’histoire du chien de Candy.

Au travers de ces quelques pages, Steinbeck aborde les problèmes de la société américaine des années 1930 : la dure vie des saisonniers en cette époque de Grande Dépression, le racisme tellement présent dans les états du sud, les tristes perspectives pour les infirmes et les vieillards qui ne peuvent plus travailler.

Bref, un roman marquant !

3 commentaires

  1. Un roman que j’ai lu il y a (très) longtemps et dont je me souviens encore. Une des rares fois où l’on comprend pourquoi un prix Nobel a bien été mérité !

    Aimé par 1 personne

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